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Mercredi 10 janvier 2007


 

La ZAC dite du "Clos aux Biches", le triomphe de la table rase et d'un désastre annoncé.
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Le projet des Bas Heurts conçu par l'architecte de la municipalité, serait un travail de commande. C'est à dire que ce professionnel ne disposerait pas de toute son indépendance d'esprit nécessaire pour faire prévaloir ses choix et mettre en valeur tout son savoir-faire. En effet, dans un travail de commande vous devrez donner satisfaction à votre client, qui, en l'espèce, est M. le Maire de Noisy le Grand avec les impôts des contribuables. En d'autres termes, dans ce cas là, vous vous soumettez ou vous vous démettez !…
 
Ceci étant, le résultat de la démarche proposé par la municipalité sur le quartier des Bas Heurts relève de la caricature et d'une doctrine urbanistique totalement obsolète, dont les spécialistes ne croyaient pas qu'elle put encore trouver des occasions de s'appliquer aujourd'hui. Ce projet est un véritable "urbicide" municipal, avec préméditation.
 
La méthode utilisée ici, est celle de la table rase, celle qui a précisément pour fondement l'éradication de toutes traces d'une occupation antérieure, la négation de l'histoire des Bas Heurts, du passé et de ses habitants. Cette méthodologie doit par principe ignorer le contexte au sens large du terme, dans lequel elle se déploie. L'étude d'impact réalisée encore une fois sur commande, par le cabinet BETURE en décembre 2004, est édifiante en ce sens. Aussi, elle ne peut donc que traiter par le mépris non seulement les dispositifs spatiaux ordinaires mis en place sur les Bas Heurts par plusieurs générations d'occupants, mais également par ceux qui aujourd'hui y vivent encore, y vivent bien et agréablement en toute mixité intergénérationnelle.
 
En fait, outre les dégâts humains considérables que cette approche a provoqués où elle a prévalu, ou provoquera sur les Bas Heurts, elle a systématiquement abouti à des désastres urbanistiques majeurs dont les conséquences se font encore sentir pendant des dizaines d'années, si toutefois elles ne peuvent jamais être résorbées. Dans ce domaine, Noisy le Grand a déjà payé sa contribution dans certains quartiers, où l'on parle aujourd'hui de programme de rénovation urbaine ANRU.
 
Aussi, depuis une trentaine d'année dans tous les pays d'Europe et plus particulièrement en France où l'on a subi avec une violence particulière, les méfaits de la table rase, architectes, géographes urbains, historiens de la ville, critiques et analystes divers se sont interrogés sur les tenants et les aboutissements d'une expérience urbanistique unique en son genre, celle de la rénovation urbaine. Toutefois, manifestement, les échos de cette initiative n'auraient pas encore atteint les oreilles des instances de la gouvernance de Noisy le Grand. Vous nous direz, chacun son métier. Le drame, c'est lorsque le politique, de part son statut de politique professionnel pense détenir le savoir dans tous les divers domaines d'une gestion municipale, sans la moindre idée de démocratie participative.
 
Finalement, c'est entre autre le caractère outrancier de ce projet (pour mémoire: 92% d'opposition au projet, lors de l'enquête de concertation en novembre 2004"), qui a conduit des enseignants architectes à proposer à un groupe de 17 étudiants de l'Ecole Nationale d'Architecture de La Villette de Paris, une alternative rigoureuse et convaincante qui établit, non seulement sa dimension politiquement scandaleuse, antidémocratique, mais également son inanité urbaine et architecturale sur les Bas Heurts.
 
Aux efforts déployés par cette magnifique jeunesse étudiante, est venue s'ajouter celle des adhérents de l'ADIHBH-V, des habitants de la ville et des élus du Conseil Municipal de Noisy le Grand qui sont nombreux à s'opposer à ce projet de la municipalité.
 
C'est ce que nous appellerons lors de l'enquête publique, "le contre projet étudiant". Il a pour but de modifier la posture des architectes de la ville, trop souvent confinés à n'être que les instruments dociles du pouvoir politique, initiateur de la commande, ou les exécutants serviles des opérateurs immobiliers qui opèrent sur Noisy le Grand.
 
Une densification progressive et maîtrisée est envisageable sur les Bas Heurts, nous en reparlerons.
 
                                                                                  Noisy le Grand le: 8 janvier 2007
                                                                      
                                                                                 

 

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Par adihbh-v
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Vendredi 12 janvier 2007
 
 
Ce projet municipal est inacceptable, non seulement pour le présent, mais aussi pour l'avenir, il est d'une incohérence totale. Cette densification outrée augmentera les problèmes de circulation, de stationnement déjà existants, le parking du RER de Bry sur Marne est déjà saturé.
 
Ce quartier tranquille viendra alimenter les faits divers, à l'instar d'autres quartiers de Noisy le Grand déjà touchés par les problèmes d'insécurité, et d'incivilité liés à cette concentration. A noter qu'aujourd'hui, tous les urbanistes réprouvent ce système de constructions. Il n'y a pas d'Utilité Publique, parlons plutôt d'une opération immobilière.
 
Il peut y avoir une rénovation nécessaire, mais plus humaine. Raser un quartier entier est inconcevable. Sur le papier c'est une chose, sur le terrain c'en est une autre !!!…
 
J'en viens à mon problème personnel. Je suis âgée de plus de 85 ans, j'habite ma maison depuis 1961. Cette habitation est le fruit d'années de travail de notre couple, sans aide financière d'aucune sorte, ni subvention ou allocations, rien que des sacrifices. Depuis 45 ans, toute une vie, les liens sociaux avec le voisinage sont très forts. Mon petit fils et sa famille occupent le pavillon voisin, construit avec un permis délivré le 26 juin 2002 et sont également concernés par ce sujet.
 
Je suis en bonne santé, valide et indépendante, mais un environnement familial et social m'est nécessaire pour vivre sereinement les quelques années qu'il me restent. Il semblerait qu'à partir de 80 ans, nous n'ayons plus rien à faire en pavillon, nous devrions nous installer en maison de retraite ? Pourquoi pas dans des réserves, comme les indiens !
 
Je suppose que chacun a le droit de choisir son mode de vie, nous nous croirions dans un autre pays, sous un autre régime ! A 20 ans j'ai connu la guerre et l'occupation à 40, j'ai tremblé pour mon fils expédié en Algérie. A la fin de ma vie je n'aurais jamais pensé être confrontée à cette nouvelle épreuve.
 
Je sais que ces considérations personnelles pèsent peu face à certaines opportunités, mais le préjudice moral est incommensurable.
 
A mon âge, je ne peux envisager cette éventuelle expulsion de chez moi, ni ce déracinement, à cause de ce projet qui est tout, sauf de l'Utilité Publique.


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Par adihbh-v
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Vendredi 12 janvier 2007
 
 
Le Clos aux Biches et Maille Horizon,
deux ZAC pour un même enjeu
 
Le quartier des Bas Heurts se situe entre le secteur du Mont d'Est qui le domine, et le quartier de La Varenne. Mont d'Est est un conglomérat architectural assez disparate, édifié sur un complexe de dalles au moment de la création de la Ville Nouvelle. Au cœur de Mont d'Est est situé le centre commercial des Arcades, dont la démolition du Palacio permettrait son agrandissement.
 
Ces 2 quartiers, qui dans un passé récent étaient encore liés par une communauté de destin et une proximité géographique, se sont trouvés brutalement séparés et engagés dans des processus différents de mutation urbaine.
 
A l'initiative de l'Etat, au travers d'EPA-MARNE, sur un dossier de ZAC qui date de 1988, le Clos Monfort a été effacé pour laisser place sur Horizon II à une friche d'environ 14 ha. Pendant ce temps, les Bas Heurts sont restés en marge du développement et de l'entretien urbain ( voirie, éclairage public, etc, …), livrés à eux-mêmes, aux initiatives privées des résidents ou des promoteurs, et au choix intempestif et sans cohérence des pouvoirs publics de la Ville ; d'où aujourd'hui ce projet de ZAC municipale pharaonique du Clos aux Biches.
 
Cohérentes avec la méthode de la table rase, ces deux ZAC conjointes mais très peu solidaires de la municipalité de Noisy le Grand pour les Bas Heurts et d'EPA-MARNE (Etat) pour le Clos Monfort, s'inscrivent également dans la même démarche de zoning fonctionnel et territorial. En effet, à chaque "zone" correspond une seule fonction urbaine bien délimitée, à savoir: strictement résidentielle sur le Clos aux Biches, et exclusivement tertiaire sur le Mailles Horizon. En fait, il s'agit de deux ZAC différentes très mal coordonnées, sur lesquelles vient s'ajouter une spécialisation programmatique plus que discutable ; tous les logements d'un coté, tous les bureaux de l'autre. En d'autres termes, une zone dortoir d'un coté, une zone de travail de l'autre.
 
Les divergences de point de vue entre Monsieur le Maire de Noisy le Grand et l'EPA-MARNE sont de notoriété publique, puisque à chaque réunion publique Monsieur Michel Pajon stigmatise systématiquement cet aménageur d'Etat, sur son incapacité.
 
Quoi qu'il en soit, les résidents des Bas Heurts refusent d'être dans cette histoire les "dindons de la farce". Construire la ville sur la ville, réaménager ce secteur Ouest de Noisy-le-Grand, c'est engager entre l'Etat et la ville, une réflexion d'ensemble et conjointe sur les deux sites des Bas Heurts à Mont d'Est. Mieux encore, des bords de Marne à Mont d'Est, puisque Monsieur le Maire à également fait voter un périmètre d'études sur le quartier de La Varenne, en décembre 2005. Cette réflexion devrait être menée actuellement dans le cadre du PLU, mais ce n'est pas le cas, malgré encore une fois les propositions de l'ADIHBHV au moment de la concertation du PLU. Alors, quel est dans ce cas l'intérêt d'un PLU ?
 
Par ailleurs, Messieurs des Pouvoirs Publics, quid de l'étude réalisée en janvier 2004, avec le soutien de l'Etat, de la Région, des Conseils Généraux de la Seine Saint Denis et du Val de Marne et de la Caisse des Dépôts et Consignations sur le territoire de l'ACTEP( dont Noisy le Grand), sur le thème: "Conditions de la mixité habitats / activités dans le tissu résidentiel de l'Est Parisien"? Etude dans laquelle nous trouvons au chapitre des préconisations, page 4/4, le paragraphe "Anticiper le maintien et le développement des secteurs de mixité", soit:
 
-     Eviter les opérations de rénovation qui globalisent le parcellaire de l'Ilot ;
-     Favoriser, pour les opérations de constructions neuves, la conservation de la structure parcellaire ;
-     Mixer les opérations de réhabilitation avec des opérations de constructions neuves.
 
En conclusion, l'ADIHBH-V propose une réflexion d'ensemble sur les deux sites des Bas Heurts et de Maille Horizon, dans une logique d'intégration de ces quartiers et de liaisons avec leurs voisinages ; rompre avec la logique du zoning fonctionnel et renoncer à toutes démolitions de pavillons encore habités tout en densifiant raisonnablement le quartier afin de construire des logements sociaux et autres.
 
 
 
Noisy le Grand le: 11 janvier 2007 
 
 
 
Par adihbh-v
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Samedi 13 janvier 2007

LE "SACRIFICE" DE MICHEL PAJON AU NOM DE L'INTERET GENERAL


En fait, la principale question qui se pose c’est « le manque de logements en région Ile-de-France justifie-t-il de casser un quartier voire de casser ses habitants ?».
Si la réponse est oui, alors pourquoi ne s’en tenir qu’aux quartiers de Noisy-le-Grand ? Tous les quartiers pavillonnaires en Ile-de-France seraient concernés. D’autre part, loger en Seine-Saint-Denis n’est pas forcément une volonté, on pourrait aussi faire de la place à Paris intra-muros (des zones pavillonnaires existent dans le 19ème, 14ème, etc…) pour limiter les déplacements. Ce serait bien sûr considéré comme une aberration, alors pourquoi à Noisy-le-Grand ?

Le rôle d’un maire est de participer à l’évolution de sa région mais aussi de protéger ses administrés. Le sacrifice que Michel Pajon propose au nom de l’intérêt général est contre nature. La région ou le département doivent-ils saisir cette opportunité pour mener à bien une politique de logements par ailleurs justifiée ?
 
Dans les bureaux de la municipalité de Noisy-le-Grand, on oublie que dans ces maisons il y a des familles, des personnes seules, des gens âgés. Certains vivent un véritable calvaire depuis plus de deux ans : des familles récemment installées n’ont pas envie de revivre un déménagement et de redémarcher écoles, crèches, etc…, des habitants jouissent de leur habitation en usufruit, ce qui veut dire que si elle sont expulsées, seule une part des indemnités leur reviendra. Et que dire des personnes âgées qui pour certaines sont seules ou habitent ce quartier depuis plus de 50 ans !
Que souhaite-t-on ? Casser et tuer les âmes d’un quartier ? Détruire les liens sociaux ? Pourquoi ? Pour une opération immobilière que rien n’impose à Noisy-le-Grand !
Dans ce projet non concerté, le changement de POS qui autorise des constructions hautes et massives rompt l’équilibre du quartier. Soyons raisonnable ! Evitons les erreurs du passé !
 
De plus, le combat personnel que notre maire mène contre le quartier des Bas-Heurts et ses habitants doit-il justifier des méthodes détestables :
-      Concertation non prise en compte
-      Pression sur des personnes vulnérables
-      Désinformation (censure des élus opposés au projet dans les comptes-rendus des conseils municipaux, dans la tribune d’opposition du journal municipal, …)
-     Destructions partielles et illégales des maisons acquises pour démoraliser ses habitants (condamnées par la justice)
-      Etc…
 
Il est temps de vivre à nouveau paisiblement dans le quartier des Bas-Heurts. Il est grand temps de rassurer ses habitants.
 
Par adihbh-v
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Samedi 13 janvier 2007
                                                    
 
 
En tant que juriste je suis profondément choqué par la fait que l’on invoque l’intérêt général ou l’utilité publique pour construire des logements non sociaux qui rappelons le représentent 70% de ce projet : en aucun cas l’intérêt général ne peut être constitué par la somme d’intérêts particuliers . Si on accepte l’utilité publique pour ce projet en l’état,, demain, on pourra exproprier pour aménager un terrain au profit de l’Amicale bouliste de la ville.
 
En revanche il est indéniable qu’il existe un besoin de logements sociaux , mais Noisy compte déjà 25% de logements sociaux, soit plus que les 20% exigés par la Loi. Quand on sait que nombre de communes, par exemple Neuilly sur Seine avec 2,5% de logements sociaux, n’atteignent pas ce seuil légal, obliger des gens à quitter leur foyer à Noisy, c’est tout simplement porter une atteinte au principe général d’égalité des citoyens.
 
Par ailleurs ce projet criticable présente de nombreux inconvénients :
Il a été élaboré sans aucune concertation et il n’a pas été tenu compte des 92% d’opposition exprimés lors de l’enquête préalable qui a suivi la 1ère réunion dite de concertation.
 
Il est en totale contradiction avec le POS actuel qui indique que les Bas-Heurts sont une zone pavillonnaire et pas encore conforme à un PLU qui n’est pas encore adopté.
 
Aucun COS n’est annoncé et 18 m de façade plus les combles ça équivaut à au moins 6 niveaux ce qui est loin des aménagements doux préconisés dans le PLU et est en totale rupture avec l’environnement immédiat.
                           
il entraîne une surdensification de la zonequi compterait ainsi 5 à 6000 habitants sur 8 hectares, soit autant qu ‘une petite ville, avec tous les inconvénients que l’on peut en attendre en matière de délinquance et de nuisances. Par ailleurs les places de stationnement prévues sont insuffisantes, car on sait bien que de nombreux foyers ont plusieurs véhicules de nos jours.
 
il crée une cité-dortoir, un ghetto isolé et vide, le jour jouxtant la zone Maille Horizon, réservée à des entreprises et vide la nuit ce qui pour tout urbaniste moderne digne de ce nom est une erreur (car absence de mixité, incitation aux cambriolages…)
Il est totalement déconnecté des réalités actuelles en matière de transports : stationnement de plus en plus difficile près des gares et saturation de la ligne A du RER sur laquelle les conditions et délais ne cessent de se dégrader, engorgement des voies principales de circulation (Autoroute A4 , route de Neuilly…) aux heures de pointe. Aucun investissement de nature à améliorer les choses n’est programmé par la RATP ou la région Ile de France.
 
il entraine un déracinement pour de nombreuses personnes présentes sur cette zone parfois depuis 50 ans et entraîne un traumatisme psychologique énorme provoquant trop souvent hélas des décès, maladies chez les personnes âgées pour lequel aucun dispositif spécifique n’est prévu (voir ce qui s’est passé pour la zone de l’Ilot Mairie… toujours vierge, il y a un an) . 
 
il oblige à refaire complètement le réseau d’assainissement , le réseau actuel étant sous-dimensionné et risque d’aggraver en bétonnant une zone encore préservée le problème du ruissellement des eaux pluviales déjà bien réel aujourd,hui (inondations régulières à proximité du RER de Bry) .
 
il fait une impasse totale sur l’environnement, détruisant , à l’heure où l’on parle d’écologie et de développement durable, une zone verte de jardins bien réelle aujourd’hui , sans alternative crédible .
 
10°le plus grand flou subsiste aujourd’hui sur le coût et le financement de ce projet car c’est bien la ville et donc ses habitants qui sont garants de la SOCAREN. A l’heure où les impôts locaux explosent , cela est un élément déterminant.
                           
 
Pour conclure , ce projet ne répond pas de façon adaptée aux nécessités de densifier de façon raisonnable cette zone en construisant des logements sociaux tout en en préservant le caractère , la mixité sociale ,l’environnement, l’intégration dans la ville, la tranquillité .
Depuis 2 ans , un projet alternatif élaboré par des étudiants et professeurs de l’Ecole d’Architecture de la Villette, concilie ces impératifs, tient compte des réalités en terme d’infrastructures, permet d’utiliser les terrains préemptés, de créer une cohérence avec le quartiers voisins et notamment Maille Horizon.           Je souhaite que ce projet soit présenté en réunion publique et examiné par la commission d’enquête comme la Loi le permet .
 
 
Jean Christophe Brouard
Par adihbh-v
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Samedi 13 janvier 2007
 
Ci-joint le contenu d'un courrier adressé par Françoise Thuin, présidente de l'ADIHR*, aux commissaires enquêteurs
 

 
Noisy le Grand, le 9 janvier 2007
 
Courier remis en main propre le 09/01/2007
 
Objet : demande de réunion publique
Avec présentation du contre projet de l’ADIHBH-V
 
 
 
Messieurs, Madame, les Commissaires enquêteurs,
 
Nous nous permettons d’intervenir, dès les premiers jours, sur ces dossiers d’enquête, afin de vous solliciter en vue d’organiser une réunion publique et d’accepter la présentation du contre projet proposé par l’ADIHBH-V, lequel contre projet a été réalisé, sous l’égide de professeurs de l’Ecole Nationale d’Architecture de la Villette à Paris (qui sont par ailleurs des professionnels parfaitement avertis), par 17 élèves en quatrième année d’architecture et ce tout au long de l’année dernière.  
 
Nous ne vous cacherons pas que nous avons eu le privilège d’assister, lors de l’assemblée générale de l’ADIHBH-V, à une présentation sommaire de cette étude, et que nous avons été subjugués, en particulier, par l’étude sociologique de très grande qualité qui a été effectuée, sur ce secteur, par ces élèves.
Ce projet a, de plus, le mérite d’être réaliste, en conformité avec les enjeux urbanistiques relatifs à la région parisienne (Construire la ville sur la ville !). Ce projet émane d’études réelles et sérieuses et met en évidence un aménagement cohérent respectueux des besoins de mixité équilibrée tant d’un point de vue social que d’un point de vue architectural. 
 
Si nous sommes amenés à vous demander d’organiser cette réunion publique, c’est avant tout :
   -
Parce qu’un contre projet intelligent existe, que le travail remarquable mis en scène par de jeunes gens futurs professionnels de l’aménagement du territoire doit être connu des Noiséens.
   -
Parce que l’association ADIHBH-V n’est pas opposée à un aménagement cohérent de son quartier.
   -
Enfin, parce que la seule réunion qu’il y ait eu sur ce dossier, en novembre 2004, et qui a recueilli 92% d’avis négatifs au projet de la municipalité, tous secteurs confondus, n’a pas été à la hauteur de nos attentes. De plus cette réunion ayant été organisée dans la Salle Gérard Philipe, qui est exiguë, a laissé une centaine de personnes sur le trottoir. La commune de Noisy le Grand compte un peu plus de 62 500 habitants, il n’est donc pas logique que seules 200 à 300 personnes soient admises à assister à ce type de « débat ». 
A ce sujet, nous insistons, dans l’espoir que vous répondiez favorablement à notre demande, pour que M. Le Maire puisse mettre l’Espace Michel Simon à la disposition des Noiséens de façon à ce qu’un réel débat démocratique puisse enfin avoir lieu. 
 
Nous considérons que la modification d’un quartier, comme celle de la ZAC du Clos aux Biches, entraînera inévitablement des modifications substantielles sur toute la ville (augmentation du trafic routier et autoroutier, de la population dans les transports en communs déjà saturés aux heures de pointe, etc…), il semble donc logique et indispensable que les Noiséens, de tout secteur, puissent assister à ce type de débat démocratique qui manque cruellement sur notre ville.  
 
Nous interviendrons plus en détail sur ce dossier dans les prochains jours, nous espérons que vous donnerez une suite favorable à notre requête et dans l’attente, nous vous prions de croire, Messieurs, Madame, les commissaires enquêteurs, en l’expression de nos salutations respectueuses.  
 
 
Pour l’ADIHR* , la présidente :
 
Françoise THUIN

 


*Association de Défense des Intérêts des Habitants des Richardets



 

 

 

Par adihbh-v
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Mardi 16 janvier 2007


Enfin urbanisons les structures territoriales existantes
et
refusons la logique de la table rase sur les Bas Heurts
 
 
Il y a quelques mois, lors des concertations sur le PLU, Monsieur le Maire nous indiquait que le PLU était la traduction du projet urbain d’une ville. Il exprimait une vision partagée de l’évolution de la ville et de son avenir pour les 15 prochaines années.
 
Partagée avec qui ?... Sur le projet Bas Heurts, 92% des Noiséens étaient contre ce projet au moment de la concertation d’octobre 2004 ! Partagée avec qui ?... Dans un premier temps nous savons qu’EPA-MARNE a voté contre le PLU de Noisy-le-Grand ! La traduction urbanistique de ces divergences de point de vue c’est que nous sommes en présence de deux ZAC, l’une municipale et l’autre d’état, non coordonnées, auxquelles s’ajoutent une spécialisation de fonction très discutables ; tous les logements d’un coté, tous les bureaux de l’autre. C’est ce que Monsieur le Maire appelle dans sa communication : « assurer une continuité urbaine harmonieuse, favoriser la transition du cadre bâti, faire évoluer le tissu pavillonnaire entre Mont d’Est et les bords de Marne, en cheminant par des liaisons douces au travers des Mailles Horizons et des Bas Heurts ». Des mots, rien que des mots ! C’est une ineptie grotesque.
 
Aujourd’hui, la Loi n° 2006-872 du 13 juillet 2006 portant engagement national pour le logement mobilise de la ressource foncière pour la réalisation de logements et permet de faciliter la réalisation d’habitations sur les terrains publics. En conséquence, il ne serait pas nécessaire de détruire les Bas Heurts ! Utilisons les 14 ha de Mailles Horizon appartenant à l’Etat : elles sont en friche depuis la création de la ZAC de l’extension du CUR en 1988. Utilisons donc cette opportunité dans le cadre d’une vraie réflexion conjointe entre les pouvoirs publics. Ainsi, une réelle volonté politique permettra une continuité urbaine harmonieuse et un accompagnement du développement économique des Mailles Horizons.
 
Nous demandons à Messieurs les Commissaires Enquêteurs d’initier cette alternative, au lieu de raser les Bas Heurts.
 
Par ailleurs, si Noisy le Grand veut vraiment soutenir une politique du logement social accessible aux plus démunis, il faut que les loyers soient modestes. Pour que les loyers soient modestes, il faut que les bailleurs sociaux construisent sur du foncier mis à disposition par l’Etat puisqu’il est maintenant communément admis que l’Etat possède des réserves foncières importantes, comme à Noisy-le-Grand par exemple : ZAC du Clos d’Ambert, 24 000 m², ZAC de l’extension du CUR, 250 000 m² (source ACTEP, décembre 2006), et autres,…
 
Dans le cas contraire, la politique mise en place par Monsieur le Maire soutien le marché de l’habitat accessible et de la promotion immobilière en mettant à la disposition des promoteurs, un environnement de qualité au pied des coteaux de la Marne, mais sûrement pas le vrai logement social. Voilà la réalité, et cela il souhaiterait le réaliser au détriment des résidents des Bas-Heurts qui seraient expulsés, et bien NON, Monsieur le Maire !!!...
 
Enfin, la municipalité veut développer l’activité économique en construisant encore 350 000 m² de bureaux supplémentaires dans les prochaines années, qui symboliseraient l’attractivité de Noisy le Grand ? Donc, de poursuivre la consommation de foncier alors qu’elle pourrait réaliser des logements sur ces terrains. Mais il faut savoir que ce marché des bureaux est complètement atone à Noisy-le-Grand, comme dans tous les secteurs de Marne la Vallée. Depuis l’an 2000, Marne la Vallée dispose d’un stock de bureaux neufs d’environ 100 000 m² (source EPA MARNE, décembre 2005), cela ne marche pas ! Les villes porteuses actuellement sont Montreuil, Bagnolet, La Plaine St Denis et autres grace à la présence du Métro et du Boulevard Périphérique. Alors, posons-nous la question de savoir s’il faut encore persister dans ces mêmes erreurs !
 
Par ailleurs, 35 000 m² de bureaux de seconde main ne trouvent pas preneur actuellement à Noisy-le-Grand (source ACTEP, décembre 2006).
 
En conclusion, les friches disponibles de l’Etat sur Mailles horizon doivent maintenant conduire à une mobilisation de ces ressources foncières pour la réalisation de zones mixtes habitats / activités de bureaux et autres, en renonçant à détruire le quartier des Bas Heurts. Messieurs les Commissaires Enquêteurs, faites en sorte que les pouvoirs publics s’engagent sur une approche d’ensemble de ces deux ZAC, dans une logique d’intégration, en éradiquant le zoning fonctionnel et territorial.



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Par adihbh-v
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Samedi 20 janvier 2007
Le 20 janvier 2007
 
 
 
            Je descends d’une vieille famille de Noisy Le grand et j’y ai toujours vécu. Je maudis le jour où notre Maire actuel sur son solex est tombé amoureux de notre ville ( il aurait mieux fait comme tous les jeunes de tomber amoureux d’une fille). Il veut détruire ma maison, mon quartier pour y construire des immeubles qui ne profiteront même pas aux noiséens et aux personnes démunies mais à des promoteurs.
            Je suis consciente qu’il faut construire des logements sociaux mais son projet ne comporte que 30 % de ceux ci. La ville compte déjà plus que le quota exigé par l’état. La commune peut construire ce type de logements sur les terrains qu’elle possède ou sur des parcelles non bâties, sans démolir et détruire tout un quartier. Cela présenterait l’avantage de la mixité, pas d’insécurité et une urbanisation et une densité contrôlée.
Si ce projet se réalise, comment les gens voyageront-ils ? J’emprunte tous les jours le RER A pour me rendre à mon travail et celui-ci est déjà saturé. Le réseau routier est, lui aussi, impraticable et rien n’est prévu pour pallier l’arrivée massive de plus de 5000 habitants là où il y en avait une centaine. Quant au cadre de vie : sur le projet figurent des bâtiments R+4, mais la demande de mise en conformité du POS et le PLU prévoit des hauteurs bien plus importantes. Il y aura surdensité : 6000 habitants sur 8 hectares avec tous les inconvénients que cela engendre.
La notion d’utilité publique ne peut être invoquée ici. Aucune raison de démolir et de mettre à la porte des habitants qui habitent ce quartier depuis très longtemps, brader leurs souvenirs, leur vie pour enrichir quelques promoteurs choisis.
Mon oncle a été exproprié lors de la construction de la ligne du RER A mais dans son cas il s ‘agissait d’une démolition qui avait vraiment une utilité régionale. Ici non …
Il existe d’autres solutions qui allieraient la construction de logements sociaux et le maintien des existants. Ce quartier garderait un caractère harmonieux et humain, en alternant pavillons, petits immeubles et n’engendrait pas les problèmes liés à la surdensité…et préserverait le cadre de vie.
Ce projet existe, il a été élaboré par des étudiants et professeurs de l’école d’architecture de la Villette.
Je m’oppose donc au projet élaboré par Monsieur le Maire qui ne présente aucun des critères nécessaires à l’intérêt général.


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Par adihbh-v
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Samedi 20 janvier 2007
REMARQUES, à l'attention des Commissaires - Enquêteurs,         du 16 janvier 2006           
                                                                                                                  
1 Les caractères particuliers de ce quartier sont sous-estimés.       
                                                                                                                              
      La  ZAC en projet est coupée du territoire de Noisy :                    
           - à l'est, par le talus de la liaison ARCADE- NEUILLY,
           - au nord, par la rue Pierre Brossolette, en sens unique Ouest / Est,
       - au sud, par la zone EPA MARNE, laissée sans urbanisation et projet de viabilisation,
-         en contrebas du futur MAILLE HORIZON, accentué par le passage en tunnel du RER.
-          
    Par contre, cette ZAC en question est:
         - à ouest, en limite immédiate du quartier pavillonnaire de la Ville de BRY sur MARNE
               Ses rues proches ne doivent pas servir de solutions: 
                 - d'accès et de sortie privilégiés vers Paris
                 - de parking aux voitures excédentaires, aux voitures de ses futurs habitants
                                            
      Il n'a pas été bien pris en compte dans les projets exposés:
         - l'accès directs - au centre administratif (Mairie / Centre-ville)
                                      - à la zone ARCADES / MAILLES HORIZON, situé à Noisy
         -  le plan de circulation qui:
                   - Favorise  la circulation vers  l' A4 ,
                   - Permette un accès au sud, vers les quartiers de Noisy et Villiers sur Marne
 
2 La densification 173 logements/ha et / ou  10 465 m2 SHON/ha
 
   - supérieure aux ZAC situées aux portes de PARIS et aux autres quartiers de Noisy
     - conduit à des immeubles de 6 niveaux + Combes   (22 mètres de haut)
        - Plus hauts que ceux du centre de Noisy.
     - sous- estime la capacité de voitures à stationner le long de son  réseau routier
        - 1500 garages privatifs sont prévus. Combien seront utilisés pour leur usage?
       - Seulement 250 places de stationnement, en surface, sont prévues:
            -   60, le long de la rue des Aulnette à partager avec leurs voisins Bryards
            - 130, le long des voies internes ouest/est de la ZAC
            - le reste (60) dans les voies N/S, à prévoir. Cela est trop peu .
 
3 Les accès piétonniers,vers le RER de Noisy et les ARCADES sont utopiques du fait:
 
         - de la déclivité des lieux (de 20 à 34 mètres)
          - de l'éloignement relatif de la zone.
         Se poser la question, et des réponses seront trouvées:
 
Pourquoi les 250 000 m2 de bureaux d'Horizon II proposés par EPA MARNE, il y a plusieurs années, n'ont pas trouvé preneur à ce jour? Dans la réalité, le marché serait-il aussi florissant que ce que veut bien le dire le Maire de Noisy? Réponse: NON.
 
Le projet de cette  ZAC se doit:
 
    - d'inclure les aménagements de la zone EPA MARNE (Zone dite MAILLES HORIZON)
         - pour des équipements mixtes  (Tertiaire et Habitats mélangés)
 
    - d'être intimement lié au périmètre d'études du Quartier de la Varenne, déjà voté en décembre 2005:
          - pour respecter les "cheminements vers la Marne" depuis MAILLES-HORIZON,
          - pour aménager la circulation dans la partie Nord de la ZAC projetée,
-         pour éviter de passer en venant, de Noisy Centre, devant l'école de la Varenne.
-            
    - de respecter.
            - les habitants noiséens vivants actuellement dans ce quartier.
            - les résidents de la commune limitrophe, en terme:
                  - de circulation et de stationnement automobile
-         d'urbanisme
-          
     - d'assurer une mixité
-         Habitat (grands et petits logements) et Activités tertiaires
 
       - Aménager et densifier en gardant ses habitants,
               en particuliers les personnes âgées, mais aussi les autres.
 
       - Mettre en place une concertation, pour trouver une solution acceptable et raisonnée
 
       - Cesser d'être une opération commerciale au détrimentdes habitants y résidant
Par adihbh-v
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Samedi 20 janvier 2007
Commentaire 1 (DUP ZAC du Clos aux Biches)    
                                                                                         
Noisy-le-Grand, le 15 janvier 2007
 
 
Objet : Enquête d’utilité publique ZAC du Clos aux biches
 
 
Madame, Messieurs les Commissaires enquêteurs,
 
Force est de constater que Noisy-le-Grand compte plusieurs quartiers « sensibles » où l’insécurité règne au quotidien. Les évènements de novembre 2005 sont malheureusement encore dans toutes les mémoires. D’ailleurs Monsieur Pajon, Maire de Noisy-le-Grand, n’avait-il pas appelé l’armée en renfort ? Pourquoi alors en ajouter un de plus ?
Tous ces lieux densifiés, voire sur-densifiés, sont source de mal être pour tous, et notre jeunesseplusparticulièrement. Ne méritent-ils pas autre chose ? Va-t-on poursuivre les erreurs du passé ? 
 
Pourquoi ne pas aménager, restructurer, bâtir sans tout détruire ?
 
Que la municipalité participe, avec l’Etat et la Région, à la restructuration des quartiers qui se sont dégradés (ex : Hauts-Bâtons, Butte Verte, Pavé Neuf, Champy), nous le comprenons, nous l’encourageons même, et bien que le désenclavement de certains d’entre eux est quasi impossible, les efforts et les résultats sont là !
Mais que la municipalité, au travers de la SOCAREN (PDG : M. Pajon, maire de la ville) veuille raser le quartier des Bas Heurts, quartier pavillonnaire, où les habitants ont une réelle qualité de vie, ça ! nous ne le comprenons pas et disons que c’est une ineptie.    
 
Construire 1500 logements dans des bâtiments en forme de barres de cinq ou six étages, plus combles, pour y entasser sur 9ha une population de 5000 à 6000 personnes (près de 10 % de la population de Noisy-le-Grand), ça ! nous ne le comprenons pas et redisons que c’est une ineptie.
 
C’est la qualité de la vie pour tous qui doit s’élever à Noisy-le-Grand, pas la hauteur des immeubles.
 
Autour de Mont d’Est (quartier qui jouxte celui des Bas-Heurts), à l’architecture anarchique, les infrastructures sont saturées. Elles rendent la vie des personnes travaillant et/ou habitant dans ce secteur, épuisante. Aux heures de pointe, qui s’allongent de plus en plus (il n’y a bientôt plus d’heures creuses), l’autoroute A4 et les voies adjacentes sont engorgées, le RER est plus que complet, il faut laisser passer plusieurs rames avant de pouvoir accéder au wagon, et les bus font « du sur-place ». 
 
Concernant ce projet de la ZAC du Clos aux Biches, nous croyons donc plus à une opération financière car, s’il ne s’agissait que de construire des logements sociaux dans des immeubles à taille humaine (et tous les services publics qui en découlent) ceux-ci pourraient être facilement édifiés sur une partie des terrains préemptés (et les pavillons déjà détruits par M. Pajon), ce qui amènerait une évolution progressive et maîtrisée de ce quartier alliant mixité sociale et mixité intergénérationnelle. 
 
Le contre projet initié par l’association de Défense des Bas-Heurts - La Varenne (l’ADIHBH-V) est le résultat de ce qui peut et doit être fait dans ce quartier : de l’humanité et du respect pour tous les Noiséens actuels et futurs.
 
Le manque de logements sociaux en Ile-de-France ne justifie pas de démanteler la vie de plus d’une centaine de personnes en détruisant leur lieu de vie. D’autant que Noisy-le-Grand compte déjà plus de 24% de logements sociaux. Du foncier peut être trouvé, ou libéré, dans des villes n’atteignant pas les 20 % réglementaires (Loi SRU). A Noisy-le-Grand aussi, il reste du foncier : les emprises de l’A103 par exemple dont le projet semble abandonné dans le nouveau dessein du SDRIF, à moins qu’il ne figure à nouveau sur le PLU !!!!!
 
A force de destructions / constructions sans tenir compte de l’avis des administrés, cette ville n’aura plus d’âme. Bien qu’il y ait eu concertation pour les Bas Heurts - comme la loi l’oblige - le maire n’a pas tenu compte des 92% d’avis négatifs exprimés et ceci est très grave pour la démocratie.
De plus, nous ne comprenons pas non plus comment M. le Maire a pu déjà procéder à autant de démolitions aux Bas-Heurts, et ce, avant même de connaître les résultats de l’enquête d’utilité publique ?
 
Nous disons donc :
 
NON aux expropriations des Bas-heurts,
NON à la destruction de ce quartier,
NON à la destruction de ces pavillons qui représentent, pour une majorité, le sacrifice de nombreuses années de travail,
NON au déracinement et à l’anéantissement des vies de ces personnes qui y habitent et dont une majorité d’entre elles y vivent depuis toujours et sont actuellement très âgées.
NON, parce que le maire a passé outre les 92 % des NON exprimés après la réunion de concertation.
NON, parce que les infrastructures et équipements publics actuels sont déjà très insuffisants
NON, parce que cette surpopulation entraînera encore plus d’insécurité et de mal vivre pour tous.
 
Pour toutes ces raisons, qui ne sont pas exhaustives, nous vous demandons, Madame et Messieurs les Commissaires enquêteurs, de ne pas accepter la destruction du quartier des Bas Heurts, qui n’est pas d’utilité publique et de ne pas rééditer les erreurs des années 60/70 dans la construction de cités dortoirs, devenues des ghettos, dont les habitants et la société sont en train de payer le prix fort.
 
Nous vous réitérons notre demande de réunion publique avec présentation du contre projet de l’ADIHBH-V et, surtout, nous vous demandons de ne pas statuer sur ce dossier avant d’avoir pris connaissance de ce contre projet.
Ce sera alors, seulement à cet instant, que vous pourrez décider, en votre âme et conscience, de la destruction ou de l’aménagement de ce quartier.  
 
Sachant votre impartialité et vous remerciant de prendre en compte nos remarques, nous vous prions de croire, Madame, Messieurs les Commissaires enquêteurs, en notre plus profond respect.  
 
 
 
Pour l’ADIHR, 
 
la Présidente : F. Thuin             La Vice-Présidente : G. Labate
 
 
 

 

 Commentaire 2 (POS sur les Bas-Heurts)
 
 
                                                                      
 
Noisy le Grand, le 15 janvier 2007
 
 
 
Monsieur le Président de la Commission d’enquête
 
 
 
 
 
Objet : Mise en conformité du POS sur les Bas-Heurts
 
 
Monsieur le Président,   
 
Dans cette nouvelle zone UJ, une hauteur de façade de 18 m est inacceptable eu égard à l’environnement du quartier de la Varenne et des abords de la commune de Bry-sur-Marne, essentiellement pavillonnaires.
 
De plus, la construction de cette zone UJ formerait un écran qui viendrait s’interposer entre, d’une part, le centre d’affaires « Maille Horizon » et le centre commercial « Les Arcades » , et d’autre part, les Bords de Marne. Cette profondeur de vue des centres d’affaires et commerciaux vers la Marne est indispensable et doit être respectée. Ceci serait contraire aux principes très souvent analysés et retenus dans le futur PLU. Ce barrage architectural briserait la déclivité urbanistique douce qui doit mener à la Marne.
 
Nous demandons donc une diversification et une combinaison des typologies résidentielles, du petit immeuble collectif R+2 / R+3 maximum, à la maison particulière isolée en passant par l'habitat intermédiaire, l'individuel groupé en bande ou en nappe, ou la maison jumelée,…
 
Par ailleurs, nous vous informons que la consultation du dossier d'enquête, sur le Plan Local d'Urbanisme, nous indique la création, sur ce même secteur des Bas Heurts, d'une zone UBa1, autorisant une hauteur de façade de 18 m+ 4 m maximum, soit 22 m ou R+5+ comble.
 
Comment pourra-t-on admettre une telle hétérogénéité dans les futurs documents d'urbanisme?  
 
Pour ces faits et en l’espèce, nous donnons un avis négatif à la modification du POS sur la zone des Bas-Heurts.
 
 
 
Pour l’ADIHR, la Présidente :
 
Françoise THUIN
 
 
                                                                    

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