Commentaire 1 (DUP ZAC du Clos aux Biches)
Noisy-le-Grand, le 15 janvier 2007
Objet : Enquête d’utilité publique ZAC du Clos aux biches
Madame, Messieurs les Commissaires enquêteurs,
Force est de constater que Noisy-le-Grand compte plusieurs quartiers « sensibles » où l’insécurité règne au quotidien. Les évènements de novembre 2005 sont malheureusement encore dans toutes les mémoires. D’ailleurs Monsieur Pajon, Maire de Noisy-le-Grand, n’avait-il pas appelé l’armée en renfort ? Pourquoi alors en ajouter un de plus ?
Tous ces lieux densifiés, voire sur-densifiés, sont source de mal être pour tous, et notre jeunesseplusparticulièrement. Ne méritent-ils pas autre chose ? Va-t-on poursuivre les erreurs du passé ?
Pourquoi ne pas aménager, restructurer, bâtir sans tout détruire ?
Que la municipalité participe, avec l’Etat et la Région, à la restructuration des quartiers qui se sont dégradés (ex : Hauts-Bâtons, Butte Verte, Pavé Neuf, Champy), nous le comprenons, nous l’encourageons même, et bien que le désenclavement de certains d’entre eux est quasi impossible, les efforts et les résultats sont là !
Mais que la municipalité, au travers de la SOCAREN (PDG : M. Pajon, maire de la ville) veuille raser le quartier des Bas Heurts, quartier pavillonnaire, où les habitants ont une réelle qualité de vie, ça ! nous ne le comprenons pas et disons que c’est une ineptie.
Construire 1500 logements dans des bâtiments en forme de barres de cinq ou six étages, plus combles, pour y entasser sur 9ha une population de 5000 à 6000 personnes (près de 10 % de la population de Noisy-le-Grand), ça ! nous ne le comprenons pas et redisons que c’est une ineptie.
C’est la qualité de la vie pour tous qui doit s’élever à Noisy-le-Grand, pas la hauteur des immeubles.
Autour de Mont d’Est (quartier qui jouxte celui des Bas-Heurts), à l’architecture anarchique, les infrastructures sont saturées. Elles rendent la vie des personnes travaillant et/ou habitant dans ce secteur, épuisante. Aux heures de pointe, qui s’allongent de plus en plus (il n’y a bientôt plus d’heures creuses), l’autoroute A4 et les voies adjacentes sont engorgées, le RER est plus que complet, il faut laisser passer plusieurs rames avant de pouvoir accéder au wagon, et les bus font « du sur-place ».
Concernant ce projet de la ZAC du Clos aux Biches, nous croyons donc plus à une opération financière car, s’il ne s’agissait que de construire des logements sociaux dans des immeubles à taille humaine (et tous les services publics qui en découlent) ceux-ci pourraient être facilement édifiés sur une partie des terrains préemptés (et les pavillons déjà détruits par M. Pajon), ce qui amènerait une évolution progressive et maîtrisée de ce quartier alliant mixité sociale et mixité intergénérationnelle.
Le contre projet initié par l’association de Défense des Bas-Heurts - La Varenne (l’ADIHBH-V) est le résultat de ce qui peut et doit être fait dans ce quartier : de l’humanité et du respect pour tous les Noiséens actuels et futurs.
Le manque de logements sociaux en Ile-de-France ne justifie pas de démanteler la vie de plus d’une centaine de personnes en détruisant leur lieu de vie. D’autant que Noisy-le-Grand compte déjà plus de 24% de logements sociaux. Du foncier peut être trouvé, ou libéré, dans des villes n’atteignant pas les 20 % réglementaires (Loi SRU). A Noisy-le-Grand aussi, il reste du foncier : les emprises de l’A103 par exemple dont le projet semble abandonné dans le nouveau dessein du SDRIF, à moins qu’il ne figure à nouveau sur le PLU !!!!!
A force de destructions / constructions sans tenir compte de l’avis des administrés, cette ville n’aura plus d’âme. Bien qu’il y ait eu concertation pour les Bas Heurts - comme la loi l’oblige - le maire n’a pas tenu compte des 92% d’avis négatifs exprimés et ceci est très grave pour la démocratie.
De plus, nous ne comprenons pas non plus comment M. le Maire a pu déjà procéder à autant de démolitions aux Bas-Heurts, et ce, avant même de connaître les résultats de l’enquête d’utilité publique ?
Nous disons donc :
NON aux expropriations des Bas-heurts,
NON à la destruction de ce quartier,
NON à la destruction de ces pavillons qui représentent, pour une majorité, le sacrifice de nombreuses années de travail,
NON au déracinement et à l’anéantissement des vies de ces personnes qui y habitent et dont une majorité d’entre elles y vivent depuis toujours et sont actuellement très âgées.
NON, parce que le maire a passé outre les 92 % des NON exprimés après la réunion de concertation.
NON, parce que les infrastructures et équipements publics actuels sont déjà très insuffisants
NON, parce que cette surpopulation entraînera encore plus d’insécurité et de mal vivre pour tous.
Pour toutes ces raisons, qui ne sont pas exhaustives, nous vous demandons, Madame et Messieurs les Commissaires enquêteurs, de ne pas accepter la destruction du quartier des Bas Heurts, qui n’est pas d’utilité publique et de ne pas rééditer les erreurs des années 60/70 dans la construction de cités dortoirs, devenues des ghettos, dont les habitants et la société sont en train de payer le prix fort.
Nous vous réitérons notre demande de réunion publique avec présentation du contre projet de l’ADIHBH-V et, surtout, nous vous demandons de ne pas statuer sur ce dossier avant d’avoir pris connaissance de ce contre projet.
Ce sera alors, seulement à cet instant, que vous pourrez décider, en votre âme et conscience, de la destruction ou de l’aménagement de ce quartier.
Sachant votre impartialité et vous remerciant de prendre en compte nos remarques, nous vous prions de croire, Madame, Messieurs les Commissaires enquêteurs, en notre plus profond respect.
Pour l’ADIHR,
la Présidente : F. Thuin La Vice-Présidente : G. Labate
Commentaire 2 (POS sur les Bas-Heurts)
Noisy le Grand, le 15 janvier 2007
Monsieur le Président de la Commission d’enquête
Objet : Mise en conformité du POS sur les Bas-Heurts
Monsieur le Président,
Dans cette nouvelle zone UJ, une hauteur de façade de 18 m est inacceptable eu égard à l’environnement du quartier de la Varenne et des abords de la commune de Bry-sur-Marne, essentiellement pavillonnaires.
De plus, la construction de cette zone UJ formerait un écran qui viendrait s’interposer entre, d’une part, le centre d’affaires « Maille Horizon » et le centre commercial « Les Arcades » , et d’autre part, les Bords de Marne. Cette profondeur de vue des centres d’affaires et commerciaux vers la Marne est indispensable et doit être respectée. Ceci serait contraire aux principes très souvent analysés et retenus dans le futur PLU. Ce barrage architectural briserait la déclivité urbanistique douce qui doit mener à la Marne.
Nous demandons donc une diversification et une combinaison des typologies résidentielles, du petit immeuble collectif R+2 / R+3 maximum, à la maison particulière isolée en passant par l'habitat intermédiaire, l'individuel groupé en bande ou en nappe, ou la maison jumelée,…
Par ailleurs, nous vous informons que la consultation du dossier d'enquête, sur le Plan Local d'Urbanisme, nous indique la création, sur ce même secteur des Bas Heurts, d'une zone UBa1, autorisant une hauteur de façade de 18 m+ 4 m maximum, soit 22 m ou R+5+ comble.
Comment pourra-t-on admettre une telle hétérogénéité dans les futurs documents d'urbanisme?
Pour ces faits et en l’espèce, nous donnons un avis négatif à la modification du POS sur la zone des Bas-Heurts.
Pour l’ADIHR, la Présidente :
Françoise THUIN