ADIHBH-V

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  • : L'ADIHBH-V est née en septembre 2004 d'un projet municipal de construction de 1500 logements à Noisy-le-Grand (93) qui entrainerait la démolition de 70 pavillons et l'expulsion de ses habitants.

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Samedi 20 janvier 2007
Commentaire 1 (DUP ZAC du Clos aux Biches)    
                                                                                         
Noisy-le-Grand, le 15 janvier 2007
 
 
Objet : Enquête d’utilité publique ZAC du Clos aux biches
 
 
Madame, Messieurs les Commissaires enquêteurs,
 
Force est de constater que Noisy-le-Grand compte plusieurs quartiers « sensibles » où l’insécurité règne au quotidien. Les évènements de novembre 2005 sont malheureusement encore dans toutes les mémoires. D’ailleurs Monsieur Pajon, Maire de Noisy-le-Grand, n’avait-il pas appelé l’armée en renfort ? Pourquoi alors en ajouter un de plus ?
Tous ces lieux densifiés, voire sur-densifiés, sont source de mal être pour tous, et notre jeunesseplusparticulièrement. Ne méritent-ils pas autre chose ? Va-t-on poursuivre les erreurs du passé ? 
 
Pourquoi ne pas aménager, restructurer, bâtir sans tout détruire ?
 
Que la municipalité participe, avec l’Etat et la Région, à la restructuration des quartiers qui se sont dégradés (ex : Hauts-Bâtons, Butte Verte, Pavé Neuf, Champy), nous le comprenons, nous l’encourageons même, et bien que le désenclavement de certains d’entre eux est quasi impossible, les efforts et les résultats sont là !
Mais que la municipalité, au travers de la SOCAREN (PDG : M. Pajon, maire de la ville) veuille raser le quartier des Bas Heurts, quartier pavillonnaire, où les habitants ont une réelle qualité de vie, ça ! nous ne le comprenons pas et disons que c’est une ineptie.    
 
Construire 1500 logements dans des bâtiments en forme de barres de cinq ou six étages, plus combles, pour y entasser sur 9ha une population de 5000 à 6000 personnes (près de 10 % de la population de Noisy-le-Grand), ça ! nous ne le comprenons pas et redisons que c’est une ineptie.
 
C’est la qualité de la vie pour tous qui doit s’élever à Noisy-le-Grand, pas la hauteur des immeubles.
 
Autour de Mont d’Est (quartier qui jouxte celui des Bas-Heurts), à l’architecture anarchique, les infrastructures sont saturées. Elles rendent la vie des personnes travaillant et/ou habitant dans ce secteur, épuisante. Aux heures de pointe, qui s’allongent de plus en plus (il n’y a bientôt plus d’heures creuses), l’autoroute A4 et les voies adjacentes sont engorgées, le RER est plus que complet, il faut laisser passer plusieurs rames avant de pouvoir accéder au wagon, et les bus font « du sur-place ». 
 
Concernant ce projet de la ZAC du Clos aux Biches, nous croyons donc plus à une opération financière car, s’il ne s’agissait que de construire des logements sociaux dans des immeubles à taille humaine (et tous les services publics qui en découlent) ceux-ci pourraient être facilement édifiés sur une partie des terrains préemptés (et les pavillons déjà détruits par M. Pajon), ce qui amènerait une évolution progressive et maîtrisée de ce quartier alliant mixité sociale et mixité intergénérationnelle. 
 
Le contre projet initié par l’association de Défense des Bas-Heurts - La Varenne (l’ADIHBH-V) est le résultat de ce qui peut et doit être fait dans ce quartier : de l’humanité et du respect pour tous les Noiséens actuels et futurs.
 
Le manque de logements sociaux en Ile-de-France ne justifie pas de démanteler la vie de plus d’une centaine de personnes en détruisant leur lieu de vie. D’autant que Noisy-le-Grand compte déjà plus de 24% de logements sociaux. Du foncier peut être trouvé, ou libéré, dans des villes n’atteignant pas les 20 % réglementaires (Loi SRU). A Noisy-le-Grand aussi, il reste du foncier : les emprises de l’A103 par exemple dont le projet semble abandonné dans le nouveau dessein du SDRIF, à moins qu’il ne figure à nouveau sur le PLU !!!!!
 
A force de destructions / constructions sans tenir compte de l’avis des administrés, cette ville n’aura plus d’âme. Bien qu’il y ait eu concertation pour les Bas Heurts - comme la loi l’oblige - le maire n’a pas tenu compte des 92% d’avis négatifs exprimés et ceci est très grave pour la démocratie.
De plus, nous ne comprenons pas non plus comment M. le Maire a pu déjà procéder à autant de démolitions aux Bas-Heurts, et ce, avant même de connaître les résultats de l’enquête d’utilité publique ?
 
Nous disons donc :
 
NON aux expropriations des Bas-heurts,
NON à la destruction de ce quartier,
NON à la destruction de ces pavillons qui représentent, pour une majorité, le sacrifice de nombreuses années de travail,
NON au déracinement et à l’anéantissement des vies de ces personnes qui y habitent et dont une majorité d’entre elles y vivent depuis toujours et sont actuellement très âgées.
NON, parce que le maire a passé outre les 92 % des NON exprimés après la réunion de concertation.
NON, parce que les infrastructures et équipements publics actuels sont déjà très insuffisants
NON, parce que cette surpopulation entraînera encore plus d’insécurité et de mal vivre pour tous.
 
Pour toutes ces raisons, qui ne sont pas exhaustives, nous vous demandons, Madame et Messieurs les Commissaires enquêteurs, de ne pas accepter la destruction du quartier des Bas Heurts, qui n’est pas d’utilité publique et de ne pas rééditer les erreurs des années 60/70 dans la construction de cités dortoirs, devenues des ghettos, dont les habitants et la société sont en train de payer le prix fort.
 
Nous vous réitérons notre demande de réunion publique avec présentation du contre projet de l’ADIHBH-V et, surtout, nous vous demandons de ne pas statuer sur ce dossier avant d’avoir pris connaissance de ce contre projet.
Ce sera alors, seulement à cet instant, que vous pourrez décider, en votre âme et conscience, de la destruction ou de l’aménagement de ce quartier.  
 
Sachant votre impartialité et vous remerciant de prendre en compte nos remarques, nous vous prions de croire, Madame, Messieurs les Commissaires enquêteurs, en notre plus profond respect.  
 
 
 
Pour l’ADIHR, 
 
la Présidente : F. Thuin             La Vice-Présidente : G. Labate
 
 
 

 

 Commentaire 2 (POS sur les Bas-Heurts)
 
 
                                                                      
 
Noisy le Grand, le 15 janvier 2007
 
 
 
Monsieur le Président de la Commission d’enquête
 
 
 
 
 
Objet : Mise en conformité du POS sur les Bas-Heurts
 
 
Monsieur le Président,   
 
Dans cette nouvelle zone UJ, une hauteur de façade de 18 m est inacceptable eu égard à l’environnement du quartier de la Varenne et des abords de la commune de Bry-sur-Marne, essentiellement pavillonnaires.
 
De plus, la construction de cette zone UJ formerait un écran qui viendrait s’interposer entre, d’une part, le centre d’affaires « Maille Horizon » et le centre commercial « Les Arcades » , et d’autre part, les Bords de Marne. Cette profondeur de vue des centres d’affaires et commerciaux vers la Marne est indispensable et doit être respectée. Ceci serait contraire aux principes très souvent analysés et retenus dans le futur PLU. Ce barrage architectural briserait la déclivité urbanistique douce qui doit mener à la Marne.
 
Nous demandons donc une diversification et une combinaison des typologies résidentielles, du petit immeuble collectif R+2 / R+3 maximum, à la maison particulière isolée en passant par l'habitat intermédiaire, l'individuel groupé en bande ou en nappe, ou la maison jumelée,…
 
Par ailleurs, nous vous informons que la consultation du dossier d'enquête, sur le Plan Local d'Urbanisme, nous indique la création, sur ce même secteur des Bas Heurts, d'une zone UBa1, autorisant une hauteur de façade de 18 m+ 4 m maximum, soit 22 m ou R+5+ comble.
 
Comment pourra-t-on admettre une telle hétérogénéité dans les futurs documents d'urbanisme?  
 
Pour ces faits et en l’espèce, nous donnons un avis négatif à la modification du POS sur la zone des Bas-Heurts.
 
 
 
Pour l’ADIHR, la Présidente :
 
Françoise THUIN
 
 
                                                                    

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Samedi 20 janvier 2007
REMARQUES, à l'attention des Commissaires - Enquêteurs,         du 16 janvier 2006           
                                                                                                                  
1 Les caractères particuliers de ce quartier sont sous-estimés.       
                                                                                                                              
      La  ZAC en projet est coupée du territoire de Noisy :                    
           - à l'est, par le talus de la liaison ARCADE- NEUILLY,
           - au nord, par la rue Pierre Brossolette, en sens unique Ouest / Est,
       - au sud, par la zone EPA MARNE, laissée sans urbanisation et projet de viabilisation,
-         en contrebas du futur MAILLE HORIZON, accentué par le passage en tunnel du RER.
-          
    Par contre, cette ZAC en question est:
         - à ouest, en limite immédiate du quartier pavillonnaire de la Ville de BRY sur MARNE
               Ses rues proches ne doivent pas servir de solutions: 
                 - d'accès et de sortie privilégiés vers Paris
                 - de parking aux voitures excédentaires, aux voitures de ses futurs habitants
                                            
      Il n'a pas été bien pris en compte dans les projets exposés:
         - l'accès directs - au centre administratif (Mairie / Centre-ville)
                                      - à la zone ARCADES / MAILLES HORIZON, situé à Noisy
         -  le plan de circulation qui:
                   - Favorise  la circulation vers  l' A4 ,
                   - Permette un accès au sud, vers les quartiers de Noisy et Villiers sur Marne
 
2 La densification 173 logements/ha et / ou  10 465 m2 SHON/ha
 
   - supérieure aux ZAC situées aux portes de PARIS et aux autres quartiers de Noisy
     - conduit à des immeubles de 6 niveaux + Combes   (22 mètres de haut)
        - Plus hauts que ceux du centre de Noisy.
     - sous- estime la capacité de voitures à stationner le long de son  réseau routier
        - 1500 garages privatifs sont prévus. Combien seront utilisés pour leur usage?
       - Seulement 250 places de stationnement, en surface, sont prévues:
            -   60, le long de la rue des Aulnette à partager avec leurs voisins Bryards
            - 130, le long des voies internes ouest/est de la ZAC
            - le reste (60) dans les voies N/S, à prévoir. Cela est trop peu .
 
3 Les accès piétonniers,vers le RER de Noisy et les ARCADES sont utopiques du fait:
 
         - de la déclivité des lieux (de 20 à 34 mètres)
          - de l'éloignement relatif de la zone.
         Se poser la question, et des réponses seront trouvées:
 
Pourquoi les 250 000 m2 de bureaux d'Horizon II proposés par EPA MARNE, il y a plusieurs années, n'ont pas trouvé preneur à ce jour? Dans la réalité, le marché serait-il aussi florissant que ce que veut bien le dire le Maire de Noisy? Réponse: NON.
 
Le projet de cette  ZAC se doit:
 
    - d'inclure les aménagements de la zone EPA MARNE (Zone dite MAILLES HORIZON)
         - pour des équipements mixtes  (Tertiaire et Habitats mélangés)
 
    - d'être intimement lié au périmètre d'études du Quartier de la Varenne, déjà voté en décembre 2005:
          - pour respecter les "cheminements vers la Marne" depuis MAILLES-HORIZON,
          - pour aménager la circulation dans la partie Nord de la ZAC projetée,
-         pour éviter de passer en venant, de Noisy Centre, devant l'école de la Varenne.
-            
    - de respecter.
            - les habitants noiséens vivants actuellement dans ce quartier.
            - les résidents de la commune limitrophe, en terme:
                  - de circulation et de stationnement automobile
-         d'urbanisme
-          
     - d'assurer une mixité
-         Habitat (grands et petits logements) et Activités tertiaires
 
       - Aménager et densifier en gardant ses habitants,
               en particuliers les personnes âgées, mais aussi les autres.
 
       - Mettre en place une concertation, pour trouver une solution acceptable et raisonnée
 
       - Cesser d'être une opération commerciale au détrimentdes habitants y résidant
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Samedi 20 janvier 2007
Le 20 janvier 2007
 
 
 
            Je descends d’une vieille famille de Noisy Le grand et j’y ai toujours vécu. Je maudis le jour où notre Maire actuel sur son solex est tombé amoureux de notre ville ( il aurait mieux fait comme tous les jeunes de tomber amoureux d’une fille). Il veut détruire ma maison, mon quartier pour y construire des immeubles qui ne profiteront même pas aux noiséens et aux personnes démunies mais à des promoteurs.
            Je suis consciente qu’il faut construire des logements sociaux mais son projet ne comporte que 30 % de ceux ci. La ville compte déjà plus que le quota exigé par l’état. La commune peut construire ce type de logements sur les terrains qu’elle possède ou sur des parcelles non bâties, sans démolir et détruire tout un quartier. Cela présenterait l’avantage de la mixité, pas d’insécurité et une urbanisation et une densité contrôlée.
Si ce projet se réalise, comment les gens voyageront-ils ? J’emprunte tous les jours le RER A pour me rendre à mon travail et celui-ci est déjà saturé. Le réseau routier est, lui aussi, impraticable et rien n’est prévu pour pallier l’arrivée massive de plus de 5000 habitants là où il y en avait une centaine. Quant au cadre de vie : sur le projet figurent des bâtiments R+4, mais la demande de mise en conformité du POS et le PLU prévoit des hauteurs bien plus importantes. Il y aura surdensité : 6000 habitants sur 8 hectares avec tous les inconvénients que cela engendre.
La notion d’utilité publique ne peut être invoquée ici. Aucune raison de démolir et de mettre à la porte des habitants qui habitent ce quartier depuis très longtemps, brader leurs souvenirs, leur vie pour enrichir quelques promoteurs choisis.
Mon oncle a été exproprié lors de la construction de la ligne du RER A mais dans son cas il s ‘agissait d’une démolition qui avait vraiment une utilité régionale. Ici non …
Il existe d’autres solutions qui allieraient la construction de logements sociaux et le maintien des existants. Ce quartier garderait un caractère harmonieux et humain, en alternant pavillons, petits immeubles et n’engendrait pas les problèmes liés à la surdensité…et préserverait le cadre de vie.
Ce projet existe, il a été élaboré par des étudiants et professeurs de l’école d’architecture de la Villette.
Je m’oppose donc au projet élaboré par Monsieur le Maire qui ne présente aucun des critères nécessaires à l’intérêt général.


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Mardi 16 janvier 2007


Enfin urbanisons les structures territoriales existantes
et
refusons la logique de la table rase sur les Bas Heurts
 
 
Il y a quelques mois, lors des concertations sur le PLU, Monsieur le Maire nous indiquait que le PLU était la traduction du projet urbain d’une ville. Il exprimait une vision partagée de l’évolution de la ville et de son avenir pour les 15 prochaines années.
 
Partagée avec qui ?... Sur le projet Bas Heurts, 92% des Noiséens étaient contre ce projet au moment de la concertation d’octobre 2004 ! Partagée avec qui ?... Dans un premier temps nous savons qu’EPA-MARNE a voté contre le PLU de Noisy-le-Grand ! La traduction urbanistique de ces divergences de point de vue c’est que nous sommes en présence de deux ZAC, l’une municipale et l’autre d’état, non coordonnées, auxquelles s’ajoutent une spécialisation de fonction très discutables ; tous les logements d’un coté, tous les bureaux de l’autre. C’est ce que Monsieur le Maire appelle dans sa communication : « assurer une continuité urbaine harmonieuse, favoriser la transition du cadre bâti, faire évoluer le tissu pavillonnaire entre Mont d’Est et les bords de Marne, en cheminant par des liaisons douces au travers des Mailles Horizons et des Bas Heurts ». Des mots, rien que des mots ! C’est une ineptie grotesque.
 
Aujourd’hui, la Loi n° 2006-872 du 13 juillet 2006 portant engagement national pour le logement mobilise de la ressource foncière pour la réalisation de logements et permet de faciliter la réalisation d’habitations sur les terrains publics. En conséquence, il ne serait pas nécessaire de détruire les Bas Heurts ! Utilisons les 14 ha de Mailles Horizon appartenant à l’Etat : elles sont en friche depuis la création de la ZAC de l’extension du CUR en 1988. Utilisons donc cette opportunité dans le cadre d’une vraie réflexion conjointe entre les pouvoirs publics. Ainsi, une réelle volonté politique permettra une continuité urbaine harmonieuse et un accompagnement du développement économique des Mailles Horizons.
 
Nous demandons à Messieurs les Commissaires Enquêteurs d’initier cette alternative, au lieu de raser les Bas Heurts.
 
Par ailleurs, si Noisy le Grand veut vraiment soutenir une politique du logement social accessible aux plus démunis, il faut que les loyers soient modestes. Pour que les loyers soient modestes, il faut que les bailleurs sociaux construisent sur du foncier mis à disposition par l’Etat puisqu’il est maintenant communément admis que l’Etat possède des réserves foncières importantes, comme à Noisy-le-Grand par exemple : ZAC du Clos d’Ambert, 24 000 m², ZAC de l’extension du CUR, 250 000 m² (source ACTEP, décembre 2006), et autres,…
 
Dans le cas contraire, la politique mise en place par Monsieur le Maire soutien le marché de l’habitat accessible et de la promotion immobilière en mettant à la disposition des promoteurs, un environnement de qualité au pied des coteaux de la Marne, mais sûrement pas le vrai logement social. Voilà la réalité, et cela il souhaiterait le réaliser au détriment des résidents des Bas-Heurts qui seraient expulsés, et bien NON, Monsieur le Maire !!!...
 
Enfin, la municipalité veut développer l’activité économique en construisant encore 350 000 m² de bureaux supplémentaires dans les prochaines années, qui symboliseraient l’attractivité de Noisy le Grand ? Donc, de poursuivre la consommation de foncier alors qu’elle pourrait réaliser des logements sur ces terrains. Mais il faut savoir que ce marché des bureaux est complètement atone à Noisy-le-Grand, comme dans tous les secteurs de Marne la Vallée. Depuis l’an 2000, Marne la Vallée dispose d’un stock de bureaux neufs d’environ 100 000 m² (source EPA MARNE, décembre 2005), cela ne marche pas ! Les villes porteuses actuellement sont Montreuil, Bagnolet, La Plaine St Denis et autres grace à la présence du Métro et du Boulevard Périphérique. Alors, posons-nous la question de savoir s’il faut encore persister dans ces mêmes erreurs !
 
Par ailleurs, 35 000 m² de bureaux de seconde main ne trouvent pas preneur actuellement à Noisy-le-Grand (source ACTEP, décembre 2006).
 
En conclusion, les friches disponibles de l’Etat sur Mailles horizon doivent maintenant conduire à une mobilisation de ces ressources foncières pour la réalisation de zones mixtes habitats / activités de bureaux et autres, en renonçant à détruire le quartier des Bas Heurts. Messieurs les Commissaires Enquêteurs, faites en sorte que les pouvoirs publics s’engagent sur une approche d’ensemble de ces deux ZAC, dans une logique d’intégration, en éradiquant le zoning fonctionnel et territorial.



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Samedi 13 janvier 2007
 
Ci-joint le contenu d'un courrier adressé par Françoise Thuin, présidente de l'ADIHR*, aux commissaires enquêteurs
 

 
Noisy le Grand, le 9 janvier 2007
 
Courier remis en main propre le 09/01/2007
 
Objet : demande de réunion publique
Avec présentation du contre projet de l’ADIHBH-V
 
 
 
Messieurs, Madame, les Commissaires enquêteurs,
 
Nous nous permettons d’intervenir, dès les premiers jours, sur ces dossiers d’enquête, afin de vous solliciter en vue d’organiser une réunion publique et d’accepter la présentation du contre projet proposé par l’ADIHBH-V, lequel contre projet a été réalisé, sous l’égide de professeurs de l’Ecole Nationale d’Architecture de la Villette à Paris (qui sont par ailleurs des professionnels parfaitement avertis), par 17 élèves en quatrième année d’architecture et ce tout au long de l’année dernière.  
 
Nous ne vous cacherons pas que nous avons eu le privilège d’assister, lors de l’assemblée générale de l’ADIHBH-V, à une présentation sommaire de cette étude, et que nous avons été subjugués, en particulier, par l’étude sociologique de très grande qualité qui a été effectuée, sur ce secteur, par ces élèves.
Ce projet a, de plus, le mérite d’être réaliste, en conformité avec les enjeux urbanistiques relatifs à la région parisienne (Construire la ville sur la ville !). Ce projet émane d’études réelles et sérieuses et met en évidence un aménagement cohérent respectueux des besoins de mixité équilibrée tant d’un point de vue social que d’un point de vue architectural. 
 
Si nous sommes amenés à vous demander d’organiser cette réunion publique, c’est avant tout :
   -
Parce qu’un contre projet intelligent existe, que le travail remarquable mis en scène par de jeunes gens futurs professionnels de l’aménagement du territoire doit être connu des Noiséens.
   -
Parce que l’association ADIHBH-V n’est pas opposée à un aménagement cohérent de son quartier.
   -
Enfin, parce que la seule réunion qu’il y ait eu sur ce dossier, en novembre 2004, et qui a recueilli 92% d’avis négatifs au projet de la municipalité, tous secteurs confondus, n’a pas été à la hauteur de nos attentes. De plus cette réunion ayant été organisée dans la Salle Gérard Philipe, qui est exiguë, a laissé une centaine de personnes sur le trottoir. La commune de Noisy le Grand compte un peu plus de 62 500 habitants, il n’est donc pas logique que seules 200 à 300 personnes soient admises à assister à ce type de « débat ». 
A ce sujet, nous insistons, dans l’espoir que vous répondiez favorablement à notre demande, pour que M. Le Maire puisse mettre l’Espace Michel Simon à la disposition des Noiséens de façon à ce qu’un réel débat démocratique puisse enfin avoir lieu. 
 
Nous considérons que la modification d’un quartier, comme celle de la ZAC du Clos aux Biches, entraînera inévitablement des modifications substantielles sur toute la ville (augmentation du trafic routier et autoroutier, de la population dans les transports en communs déjà saturés aux heures de pointe, etc…), il semble donc logique et indispensable que les Noiséens, de tout secteur, puissent assister à ce type de débat démocratique qui manque cruellement sur notre ville.  
 
Nous interviendrons plus en détail sur ce dossier dans les prochains jours, nous espérons que vous donnerez une suite favorable à notre requête et dans l’attente, nous vous prions de croire, Messieurs, Madame, les commissaires enquêteurs, en l’expression de nos salutations respectueuses.  
 
 
Pour l’ADIHR* , la présidente :
 
Françoise THUIN

 


*Association de Défense des Intérêts des Habitants des Richardets



 

 

 

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