ADIHBH-V

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  • : L'ADIHBH-V est née en septembre 2004 d'un projet municipal de construction de 1500 logements à Noisy-le-Grand (93) qui entrainerait la démolition de 70 pavillons et l'expulsion de ses habitants.

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Dimanche 11 février 2007
Etienne DOUSSAIN                                                  Noisy, le 09 février 2007
Adjoint au Maire
Président du groupe des Elus Communistes
                                                                                  A l’attention de
Monsieur le Commissaire enquêteur
Révision du Plan d’occupation des sols ayant valeur de Plan local d’urbanisme
Hôtel de Ville
BP 49
93161 Noisy le Grand Cedex
 
Monsieur le Commissaire enquêteur,
 
 
L’adoption du plan local d’urbanisme est un acte d’importance, en particulier pour une ville qui a été profondément modelée, et marquée, dirais-je, par le schéma directeur des villes nouvelles.
Avec la création du Secteur I de Marne la vallée, Noisy le Grand a connu la réalisation de deux quartiers entièrement nouveaux dont le développement a été confié à l’aménageur désigné Epamarne, réduisant ipso facto la maîtrise communale.
 
C’est peu dire que la greffe ville nouvelle – ville historique a eu et a encore du mal à prendre et, pourtant nombreux sont ceux parmi les habitants actuels qui sont les « enfants » de cette ville nouvelle.
 
Au-delà de l’observation admise en matière d’urbanisme et d’architecture selon laquelle il faut de 30 à 50 ans pour « faire une ville », sinon que cette dernière puisse intégrer les nouveaux paramètres de son développement, ainsi que j’ai pu l’évoquer lors d’une intervention municipale, Noisy n’a pas encore digéré la totalité de la densification historique qu’une politique nationale lui a imposée.
 
Pourquoi ? Les facteurs, pêle-mêle, à mon sens, en sont multiples :
 
-      modification profonde de la centralité de la ville, par rapport à son centre ancien avec la création d’un quartier d’affaire, qui en son temps devait rivaliser avec l’Ouest parisien, notamment la Défense et deux quartiers, dans leur conception originelle, autonomes, les uns par rapport aux autres, mais aussi par rapport au centre ville historique.
-      Apport massif d’une population nouvelle à hauteur, minimum, de 25 à 30 000 habitants transformant considérablement la sociologie de la ville, avec l’introduction d’une mixité sociale inédite, alternant dans les mêmes groupes d’immeubles, locataires et propriétaires, y compris, s’agissant des propriétaires, avec le scandale de l’accession à la propriété offert à des familles qui ne pouvaient la supporter à très court terme dans les années 90.
-      Coupures géographiques majeures avec la création de l’autoroute A4 et la tranchée du RER, saturés l’une et l’autre en permanence par l’éloignement de Paris de plus en plus nombreux citadins, soit par raison économique, soit de cadre de vie.
-      Crise sociale (chômage, précarité, pauvreté) qui recompose la sociologie, depuis au moins 15 ans, des quartiers notamment de la ville nouvelle où l’on voit des copropriétés s’effondrer, la paupérisation s’accélérer et un développement d’un fort sentiment d’insécurité avec de réelles problématiques de délinquance.
-      Enfin, et ce n’est pas le moindre, inachèvement de la politique d’aménagement d’Epamarne qui laisse au fil des ans des friches importantes sans projets de développement en particulier économique, comme Mail Horizon, la Zac dite de l’Hôpital, etc … mettant ainsi, lui-même, un « coup de canif » dans le contrat pour lequel il était missionné.
 
C’est dans ce contexte que le débat sur le PLU doit être, à mon avis, sinon mené, mais a minima arbitré.
 
Et, à cet effet, deux conceptions du développement urbain, aujourd’hui, s’affrontent ou se contredisent durablement : la première qui s’incarne dans la volonté d’achever la ville nouvelle en « collant » au concept qui lui a donné naissance ; l’autre qui affirme, sur la base de l’expérience, justement, de la ville nouvelle qu’il ne faut reproduire ses erreurs.
 
Pour  la première conception :
 
Il s’agira de conduire à son terme ce que l’aménageur, donc l’Etat, a promis et non réalisé. Ainsi se trouve valider la nécessité d’obtenir, par exemple, coûte que coûte, le million de m² de bureaux manquant sur Mail Horizon au prétexte, légitime dans cette logique, que la ville doit avoir « la taxe professionnelle » qui lui permettra d’assumer le développement des services rendus à la population.
Quid, au passage, de cette activité tertiaire qui, à défaut d’être florissante, entraîne la multiplication de m² de bureaux inoccupés, à Noisy le Grand déjà, mais aussi dans de nombreuses communes parisiennes ?
Quid des phénomènes de « délocalisation » qui ne créent pas d’emplois mais qui mettent en concurrence permanente les collectivités locales entre-elles, organisant de fait un véritable dumping qui laisse rêveur quand on pense au concept de développement durable ?
 
Il s’agira, dans le même temps, d’urbaniser au plus vite « les dents creuses » laissées à l’abandon par l’aménageur, l’exemple le plus révélateur étant dans la circonstance celui de la ZAC dite de l’Hôpital.
 
Il s’agira, enfin, prenant appui sur le discours dominant du moment sur fond de crise du logement, de densifier en suivant la même logique qu’Epamarne en son temps, à savoir « on rase puis on construit du neuf » avec, bien entendu, des variations sur le plan architectural qui laisse penser ou croire que l’on fera mieux que dans les années 70-80, le tout sans que l’on sache en mesurer l’impact sur la capacité de la ville à mettre en œuvre les services nécessaires (par exemple, faut-il déjà prévoir un sixième collège ? combien de crèches, d’écoles, etc…) mais aussi l’impact sur les communes environnantes, la voirie intercommunale, les transports en commun et les difficultés que rencontre l’autorité organisatrice, la RATP et son financeur le STIF…).
 
Bien entendu, sans que l’on soit en capacité d’anticiper le vieillissement de la ZAC du Clos Saint Vincent dont la nouvelle population fait pratiquement jeu égal avec les quartiers de la ville nouvelle en terme de densification, on appuiera sa vision d’un urbanisme renouvelé sur la réussite de l’opération alors que cette dernière s’agissant d’équipements publics n’aura donné le jour qu’à un seul bâtiment communal, la crèche du Petit Prince, le collège, de compétence Conseil Général, étant, quant à lui, le résultat d’une démolition reconstruction de l’ancien déjà présent sur ce site.
 
On omettra dans le même temps de prendre en considération l’impact de ce nouveau quartier sur la voirie communale et l’engorgement de l’environnement immédiat de ce quartier matin et soir. 
 
C’est, dans le même temps, la conception qui fait dire à grand renfort de déclaration publique « l’Etat n’a pas rempli sa mission, redonnez nous notre foncier, on va s’en occuper nous même » avec une stricte vision noiséo-noiséenne qui se réduit trop souvent à dire « chez nous, c’est mieux qu’à côté » !
 
Pour  la deuxième conception :
 
Il s’agira de penser le développement de la ville en tenant compte, bien sûr, de son histoire ancienne et récente et……..de son environnement. Comment, en effet, pouvoir conserver une vision « mécanique » du développement ou du renouvellement urbain en s’appuyant sur des concepts d’urbanisation qui ont déjà montré les limites de leur efficacité ?
 
Comment, au nom de la loi SRU, serions nous obligés de ne pas penser la ville à un rythme apaisé de développement, tout en posant les bonnes questions, notamment celle du logement collectif et social ?
 
Cette deuxième conception est aussi celle qui met en œuvre un renouvellement urbain porté par le plus grand nombre, celle où il ne s’agit pas d’opposer ancien et nouveau, d’opposer quartiers pavillonnaires et quartiers à habitat collectif mais bien celle qui, tenant compte de l’expérience passée, engage une mixité urbaine moderne sereine et maîtrisée.
 
C’est aussi celle qui situe résolument Noisy le Grand dans son environnement intercommunal et participe d’une vision partagée et non pas unilatéral.
 
C’est donc celle qui accepte contradiction et co-élaboration et qui projette son développement en tenant compte des autres acteurs de ce même développement, communes voisines, transports publics, collectivité territoriale et régionale dans un souci d’équilibre et, non pas « d’état dans l’état » si l’on peut se permettre cette image.
 
C’est enfin, celle qui, sur la base de l’expérience acquise et des enjeux contemporains, à la fois, du renouvellement urbain et, à la fois, du développement durable, qui permet de décider qu’il faut revisiter les prévisions antérieures, les remettre « sur le métier » et vérifier l’opportunité de redessiner les contours d’un urbanisme, répétons le, apaisé et moderne.  
 
L’affrontement de ces deux logiques est clairement posé dans la dynamique proposée du PLU.
 
Il en est ainsi de l’insuffisance de la concertation, même si la municipalité a produit et diffusé des documents d’information, et il en est ainsi des projets, de leur rythme possible ou de leur importance.
 
Il en est ainsi y compris dans l’identification claire des autres acteurs qui participent, d’accord ou pas d’accord, du développement urbain, sous peine de laisser croire à la population noiséenne que la ville a la maîtrise de tous les paramètres, qu’elle est en capacité d’assumer ce qu’elle dit. Il en est ainsi du facteur « temps » de la maîtrise annoncée.
 
A défaut, le PLU devient un instrument de propagande électorale vide de son sens premier !
 
Quelques exemples :
 
-      ZAC de l’Hôpital : aujourd’hui, l’aménageur potentiel est toujours Epamarne !
-      Nouvelle gare routière du Mont d’Est : aménageur RATP, financeur STIF, ville pour les abords !
-      Bois Saint Martin : première enquête négative, nouveau portage avec la Région, arrêté Biotope, nouvelle enquête à venir !
-      Sortie de Noisy le Grand d’Epamarne : négociation en cours, coût pour les noiséens ( ?), bilan ( ?), rapport charges – efficacité ( ?) !
-      ZAC du Clos aux Biches ou Bas Heurts : enquête en cours, résultat inconnu !
-      Mail Horizon : activités tertiaires ou mixité logements - activités (?)
-      Haute Ile : Conseil Général !
-      GPV ou ANRU : dispositifs d’Etat !
Etc.
 
Par contre, ces deux conceptions ont en commun la nécessité de devoir recourir aux dispositifs d’Etat ou décentralisés en faveur du renouvellement urbain.
 
Comment, en effet, pourrions nous imaginer que la ville de Noisy le Grand soit seule à assumer le réaménagement urbain indispensable de quartiers qui, à peine trente après leur réalisation, connaissent une dégradation significative du cadre de vie de leur habitants ou, encore, qui demandent d’être réorganisé comme cela a pu se faire avec succès dans le quartier des Hauts Bâtons ? 
 
Dans le même temps, pas d’illusion, les mêmes causes sociales subsistant, il n’y a pas de raison de croire que seul un réaménagement de l’espace public d’un quartier va permettre de vivre mieux la pauvreté, la précarité ou le chômage !
 
 En attendant une embellie sociale, il ne fait pas de doute que Noisy le Grand a le droit de prétendre à cette solidarité nationale indispensable et l’on peut regretter que les engagements pris n’aient pas été tenus, je pense notamment au Grand Projet de Ville, puis à l’ANRU pour le quartier du Pavé Neuf.
 
Cela étant, le PLU s’est aussi le dessin de la ville à vivre de demain et comme « l’air du temps » donne à croire qu’il faut reconstruire la ville sur la ville en la densifiant, il convient, de mon point de vue, de contester une interprétation de ce postulat.
 
Le PLU proposé pose l’hypothèse d’une ville de 75 000 habitants, ville dont la croissance devrait s’accélérer très  rapidement si les paramètres sont réunis.
 
 
 
 
Or, cette croissance à marche forcée ne peut être recevable dans l’état.
 
Reconstruire la ville sur la ville et densifier la ville ne peuvent signifier automatiquement un blanc seing pour toutes les opérations envisagées.
 
Deux exemples saillants, là encore :
 
-      Le projet de la Zac du Clos aux Biches ou des Bas Heurts connaît une contestation importante par, à la fois, la densification excessive proposée (1500 logements) et par, à la fois, la liquidation totale d’un quartier ancien avec expulsion de ses habitants.
-      Le projet de ZAC du Clos d’Ambert ou de l’Hôpital prévoit, une fois réglés les problèmes de foncier avec Epamarne, l’implantation de 1 200 logements, densifiant sérieusement un secteur pavillonnaire proche du Champy.
 
A chaque fois, l’argument principal est celui du logement social qui, à chaque fois là aussi, représenterait 30 % de l’opération, sans que l’on connaisse la réalité des montages financiers envisagés pour favoriser l’accès pour les plus défavorisés.
 
Comme le rappelle, cette année encore, le rapport annuel de la Fondation Abbé Pierre, peu des plus demandeurs de logement social peut y accéder en raison du coût des loyers. Chacun sait qu’à ce jour la production de logement social aidé (PLAI, par exemple) est notoirement insuffisante dans tout le pays.
 
Il n’y a donc aucune garantie que Noisy le Grand soit en mesure de vouloir et de pouvoir faire mieux sur ce point.
 
Cette réalité étant posée, les deux opérations révèlent bien plus, comme pour le centre ville, un réaménagement basé sur la spéculation immobilière comme en témoigne largement la flambée des prix encore récente, à Noisy le Grand en particulier.
 
Il y a donc dans cette proposition de densification une autre réponse que celle nécessaire que l’actualité nous rappelle tristement et qui commande un effort sans précédent depuis 20 ans.
 
Dans le même temps, l’expérience de la ville nouvelle aidant, je plaide pour une densification apaisée et maîtrisée.
 
Je suis convaincu que ces opérations d’aménagement peuvent se concevoir d’une façon différente avec efficacité, qualité et cadre de vie respecté pour toutes et tous.
 
Dans cet esprit, le travail pédagogique remarquable réalisé par des étudiants de l’école d’architecture de la Villette à la demande de l’association de défense des habitants des Bas Heurts illustre de la meilleure façon qu’il est possible de concevoir une autre densification urbaine.
 
Voilà, sans que cela ne soit exhaustif, ce que m’inspire le projet de PLU que la ville de Noisy le Grand soumet à l’approbation de ses habitants via l’enquête publique.
 
 
Dans l’état, je ne peux souscrire à la transformation du POS en Plan Local d’Urbanisme tant l’incertitude pèse sur de nombreuses questions et, en particulier en raison d’une conception de l’aménagement urbain qui ne fait que suivre celle de la ville nouvelle dont les défauts sont patents.
 
Je joins à la présente ma déclaration du 02 mars 2006, déclaration faite au nom des Elus Communistes lors du conseil municipal sur le processus d’élaboration du PLU.
 
Vous remerciant par avance de bien vouloir prendre en compte mes observations,
 
Je vous prie, Monsieur le Commissaire enquêteur, de croire à ma considération.
 
                                                                                             
 
Etienne DOUSSAIN
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Dimanche 11 février 2007
 
 
Jean-Marc MORERE
Conseiller Municipal UMP
Président du groupe « NOISY DEMAIN »


 
   Monsieur le Commissaire Enquêteur
 Hôtel de Ville   

Enquêtes Intérêt Public ZAC Clos aux Biches
Mise en conformité du POS sur les Bas-Heurts

       93161 NOISY LE GRAND
 
 
 
Monsieur le Commissaire Enquêteur,
 
Noisy-le-Grand est une ville de plus de 65.000 habitants formée de différents quartiers alliant habitats collectifs et individuels.
 
La part de logements sociaux sur la ville est de 24 % et l’ambition de la commune consiste à maintenir ce taux. Il n’est donc pas nécessaire de construire 1.500 / 1.800 logements sur une partie du territoire de 9 ha occupée actuellement par 70 pavillons.
 
Quel est l’intérêt Public d’un tel projet ?
 
Est-ce dans l’intérêt public :
-    que l’on va détruire 70 pavillons pour construire 1.500 / 1.800 logement à la place ?
-    que l’on va priver ainsi du fruit durement acquis, des familles qui ont travaillé dur pour obtenir au prix de lourds sacrifices ce qu’ils ont ?
-    que l’on va créer des drames familiaux ?
-    que l’on risque d’exproprier des personnes âgées qui n’auront pas d’autre choix que celui d’aller en maison de retraite ?
 
Ce projet très controversé par l’ensemble des noiséens est un projet qui, là encore, a été élaboré sans concertation avec les habitants qui se sont organisés en défense par le biais d’une association réunissant, pour appuyer leur rejet total du dossier, plus de 6.500 signatures sur une pétition qui circule dans tous les quartiers de la ville. D’autre part, environ 500 personnes ont manifesté à deux reprises leur mécontentement et leur refus de la politique d’urbanisation démesurée du Maire. Il est nécessaire de rappeler que l’ensemble des conseillers municipaux UMP, UDF, Verts, Communistes et indépendants se sont opposés, à l’exception du parti socialiste.
 
Ce projet est rejeté par la majorité des noiséens pour différentes raisons et plus particulièrement :
-    le manque de concertation et la non prise en compte des avis des habitants et des besoins réels du quartier,
-    la surdensification et la concentration de l’augmentation de la population sur une parcelle de la ville, quartier pavillonnaire appelé à disparaître,
 
Cette concentration d’une population nouvelle sur une si petite portion de la ville va former à terme une difficulté telle qu’on a déjà pu rencontrer dans des quartiers comparables en nombre d’habitants comme celui de la Butte Verte, créant ainsi un 3ème point dur formant un axe à l’ouest de la ville : Pavé Neuf, Palacio, Bas-Heurts.
-    l’aggravation des difficultés déjà constatées dans les déplacements routiers et les transports publics (Autoroute A4 saturée, Pont de Neuilly infranchissable aux heures de pointe, RER A surchargé, etc.).
-    Un tel programme va nécessiter des structures et des constructions supplémentaires comme des écoles, des crèches etc.
-    En amont de ce quartier, 14 ha de friches appartenant à l’Etat (EPAMARNE) pourraient être utilisées pour accueillir un projet d’une telle envergure sans qu’il soit nécessaire de démolir aucune maison et qui pourrait tout aussi bien faire cohabiter bureaux et habitations.
 
Le Maire qui est également Président de la Commission d’appel d’offre et PDG de la SOCAREN, SEM a qui a été attribué le marché, incite les habitants à vendre en utilisant des pratiques d’intimidation qui consistent à écœurer, à décourager voire à faire peur aux habitants de ce quartier en leur laissant penser que leur bien sera dévalué rapidement alors même que les enquêtes légales ne sont pas programmées (elles ont d’ailleurs tardé à l’être !).
 
L’aboutissement de ces pratiques : les gens vendent vite, le Maire, bien sûr, préempte et acquiert ainsi des maisons qui vont être démolies partiellement par la SOCAREN pour participer ainsi davantage à l’écœurement des voisins de maisons en ruines qui n’auraient qu’une envie : vendre à leur tour !
 
Il serait ainsi plus aisé de faire constater l’utilité publique lors d’enquêtes publiques obligatoires !
 
Ces méthodes ont d’ailleurs été condamnées par le Tribunal condamnant la SOCAREN à procéder, sous astreinte, à la démolition totale des immeubles dont elle est propriétaire et dont elle a commencé la démolition.
 
Cette enquête publique se déroule alors que les habitants se battent contre ces méthodes depuis plus de 2 ans. Des dégâts irréversibles sont déjà commis mais il n’est pas impossible de stopper cet élan de carnage en réétudiant les différents projets alternatifs qui pourraient être proposés pour redynamiser ce quartier qui avait été mis complètement en marge du reste de la ville et qui nécessite une programme de rénovation important.
 
Certains projets sont nécessaires à l’amélioration du cadre de vie des habitants et au développement des quartiers, ils ne peuvent en aucun cas être imposés aux noiséens lorsqu’ils sont en contradiction totale avec leurs véritables aspirations.
 
La concertation ne doit pas se limiter à la présentation d’un projet « clé en main ». Pour une ville de près de 65.000 habitants et pour un tel projet, une réelle concertation aurait pu être la voûte d’un projet élaboré, pensé et donc accepté par l’ensemble de ses habitants.
 
On ne repense par l’urbanisation d’une grande ville comme on construit des maisons et des hôtels sur la planche d’un jeu de Monopoly !!
 
Enfin, je m’interroge sur la volonté à affichée de surdensifier le tissu urbain en détruisant l’existant sans en mesurer pleinement les conséquences humaines et psychologiques.
 
 
Le quartier des Bas-Heurts qui fait l’objet dans cette enquête d’une mise en conformité du POS en Zone UJ pour passer en zones UG et UB limitant ainsi la hauteur des façades à 18 mètres, se voit dans le projet de P.L.U. (dont l’enquête publique est parallèle) passer en zone Uba1 autorisant une hauteur de façade de 18 mètres + 4 mètres soit R + 5 étages + combles soit 22 mètres de hauteur au total et qui n’est plus à l’échelle humaine.
Une modification qui, si le P.L.U. entrait en vigueur au second semestre 2007, serait un élément non négligeable qui pourrait permettre non plus de construire 1.500 logements mais 1.800 logements.
 
L’idée de faire évoluer le tissu pavillonnaire en vue de l’adapter aux besoins des jeunes ménages, des personnes âgées et pour accompagner la mutation douce de ces secteurs par la mixité des formes d’habitat est une idée qui ne peut que figurer dans un programme électoral du Maire.
 
La réalité est tout autre, lorsque la volonté de voir réaliser un projet immobilier est plus forte que celle de respecter les aspirations des habitants, des personnes âgées et la mutation douce des quartiers que l’on dit vouloir améliorer.
 
Un référendum aurait été nécessaire, compte tenu de l’importance d’un tel projet et surtout de la controverse dont il fait l’objet !
 
Je défends un projet réaliste à taille humaine, qui saurait préserver l’environnement et le cadre de vie des habitants et qui surtout serait élaboré de façon transparente prenant en compte les aspirations de la population.
 
Enfin, je refuse que Noisy-le-Grand devienne la ville de 100.000 habitants que souhaite nous fabriquer le Maire actuel !
 
Je pense et je l’ai indiqué à Monsieur le Préfet que le choix de changer radicalement l’urbanisation et la sociologie de la ville appartient à l’ensemble de ses habitants et ne doit pas reposer sur tel ou tel sondage d’opinion commandé par la mairie. Pour que la démocratie locale joue pleinement son rôle, il est nécessaire que le projet soit validé par le vote de la population lors des prochaines élections municipales.
 
En vous remerciant de bien vouloir prendre en compte ces arguments, veuillez agréer, Monsieur le Commissaire Enquêteur, l’expression de nos salutations distinguées.
 
 
Jean-Marc MORERE
 

 
                                                                                             
 
Jean-Marc MORERE
Conseiller Municipal UMP
Président du groupe "NOISY DEMAIN"      
 
 
 
Monsieur le Commissaire Enquêteur
Hôtel de Ville
 Révision du P.L.U
      93161 NOISY LE GRAND
 
 
 
Monsieur le Commissaire Enquêteur,
 
La consultation des noiséens sur le Plan Local d’Urbanisme concomitante aux enquêtes publiques sur le projet des Bas-Heurts n’est pas de nature à faciliter la compréhension des différents projets et aurait même tendance à noyer l’importance de celles-ci eu égard aux enjeux sur l’avenir des quartiers de la ville et de ses habitants.
 
Même si, bien sûr, certains projets sont nécessaires à l’amélioration du cadre de vie des habitants et au développement des quartiers, ils ne peuvent en aucun cas être imposés aux noiséens lorsqu’ils sont en contradiction totale avec leurs véritables attentes.
 
La concertation, alors qu’elle semble respectée par 3 réunions publiques (le minimum légal !), n’est pas réelle. Elle ne doit pas se limiter à la présentation d’un projet « clé en main » à 3 reprises dans des salles ne pouvant accueillir que 250 personnes pour la plus grande salle et 150 pour les deux autres salles (200 restant à l’extérieur). Pour une ville de près de 65.000 habitants et pour un tel projet, une réelle concertation aurait pu être la voûte d’un projet élaboré, pensé et donc accepté par l’ensemble des noiséens.
 
On ne repense pas l’urbanisation d’une grande ville comme on construit des maisons et des hôtels sur la planche d’un jeu de Monopoly !!
 
 Enfin, je m’interroge sur la volonté affichée de surdensifier le tissu urbain en détruisant l’existant sans en mesurer pleinement les conséquences en terme de transports, d’équipements tels que les écoles ou les crèches, la circulation piétonne ou routière ou encore l’assainissement, occultant dans le même temps les drames familiaux ou sociaux provoqués.
 
En effet, sous couvert d’un projet honorable qu’est celui de diversifier l’offre de logements, ce P.L.U. tel qu’il est élaboré, va permettre de construire des immeubles de 5 étages + combles dans des quartiers pavillonnaires.
 
Pour exemple, le quartier des Bas-Heurts qui fait l’objet d’une enquête parallèle pour mise en conformité du POS en Zone UJ pour passer en zones UG et UB limitant la hauteur des façades à 18 mètres, se voit dans le projet de P.L.U. passer en zone Uba1 autorisant une hauteur de façade de 18 mètres + 4 mètres soit R + 5 étages + combles soit 22 mètres de hauteur au total.
Une modification qui, si le P.L.U. entrait en vigueur au second semestre 2007, serait un élément non négligeable qui pourrait permettre de densifier partout sans contrainte, au risque de déséquilibrer un quartier voir à le ghettoïser, à terme.
 
L’idée de faire évoluer le tissu pavillonnaire en vue de l’adapter aux besoins des jeunes ménages, des personnes âgées et pour accompagner la mutation douce de ces secteurs par la mixité des formes d’habitat est une idée qui ne peut que figurer dans un programme électoral du Maire.
 
La réalité est tout autre, lorsque la volonté de voir réaliser un projet immobilier est plus forte que celle de respecter les aspirations des habitants, des personnes âgées et la mutation douce des quartiers que l’on dit vouloir améliorer.
 
Le Plan Local d’Urbanisme devrait prioritairement prévoir la réhabilitation, la rénovation ou la redynamisation des commerces de proximité en intégrant des programmes immobiliers de petite envergure dans les quartiers pavillonnaires en préservant l’équilibre et l’histoire de ces quartiers.
 
Vouloir maintenir la part de 24 % de logements sociaux sur la ville comme annoncé, ce n’est pas démolir 70 pavillons pour construire 1.500 ou 1.800 logements sur 9 ha, ce qui correspondrait à concentrer l’équivalent de la population de la ville de Gournay-sur-Marne sur ces 9 ha.
 
Ce P.L.U. qui sera l’instrument juridique qui s’imposera à tous, servira de référence obligatoire pour l’instruction des demandes d’occupation du sol (permis de construire, de démolir, demandes de travaux, etc.). Il ne peut être imposé aux noiséens sans une réelle concertation avec tous les habitants et les associations représentatives des quartiers concernés par des projets immobiliers pharaoniques ou des périmètres d’étude se succédant les uns après les autres.
 
Un référendum aurait été nécessaire, compte tenu de l’importance d’un tel projet et surtout de la controverse dont il fait l’objet !
 
Je défends un projet réaliste à taille humaine, qui saurait préserver l’environnement et le cadre de vie des habitants et qui surtout serait élaboré de façon transparente prenant en compte les avis de la population.
 
Enfin, je refuse que Noisy-le-Grand devienne la ville de 100.000 habitants que souhaite nous fabriquer le Maire actuel !
 
En vous remerciant de bien vouloir prendre en compte ces arguments, veuillez agréer, Monsieur le Commissaire Enquêteur, l’expression de nos salutations distinguées.
 
 
 Jean-Marc MORERE
 
 
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Vendredi 9 février 2007
 
A l’attention de Messieurs les Enquêteurs publics
 
Habitants du quartier de la Varenne depuis 27 ans, nous devenons riverains du nouveau projet du quartier des Bas Heurts nouvellement nommé Clos aux Biches.
Nous nous trouvons situés entre ce nouveau projet et en limite d’une nouvelle zone d’étude. La majorité du Conseil Municipal a lancé un projet de haute densification de la ville. D’autres quartiers sont concernés.
Nous sommes opposés à ce projet dans sa forme pour les raisons suivantes :
 
 
I Le constat
  • L’importance de ce projet 1500 Logements (uniquement 30% de logement sociaux) soit 4500 à 6000 personnes sur un territoire représentant 1% de la commune. Pour loger ce nombre de personnes et les équipements nécessaires, il faudra faire des constructions assez hautes. D’ailleurs les infos données sur les différents documents sont contradictoires. Comment peut on accepter un tel manque de cohérence ? Les hauteurs citées sont variables.
Comment la ville va gérer ce flux de population en termes de circulation les routes sont déjà surchargées, le passage de la marne est bloqué tous les matins, la rue Pierre Brossolette est souvent bloquée ? Le RER est surchargé.
Comment gérer le parking des voitures ? Il semble que très peu de surfaces 1500 en sous sol et 270 en surface seront disponibles. Il est bien connu actuellement que chaque famille possède plutôt deux voitures. Le quartier risque de ne pas supporter cette surcharge.
Ce projet impliquera de refaire complètement le réseau d’assainissement, le      réseau actuel étant sous dimensionné et risque d’aggraver en bétonnant une zone encore préservée, le problème du ruissellement des eaux pluviales est déjà bien réel aujourd’hui (inondations régulières à proximité du RER de Bry). Je vous invite lors des forts orages d’été à venir voir dans la rue Pierre Brossolette l’eau arrivant des hauteurs pour vérifier les propos annonçant que le réseau d’eau pluviale est suffisant.
 
  • La ville de Noisy le Grand possède déjà un parc important de logements sociaux et locatifs, qui représente un taux de 25 %.
La ville n’arrive pas à faire face aux problèmes des quartiers à fort taux de logement sociaux. La ville de Noisy est bien connue des médias pour le gymnase qui a brûlé, pour le maire appelant l’armée. La ville est bien dans les premières sur la liste des plus gros dommages subis. Comment continuer à construire quant on n’arrive pas à avoir la paix sociale dans ces quartiers? Les effectifs de police à Noisy sont insuffisants. Vous pouvez le lire sur tous les documents de la Mairie.
 
  • Une raison évoquée pour rendre ce projet d’utilité publique est le désir de loger les demandes de logement de Noisy et de permettre aux enfants de Noisy de quitter le logement de leur parent.
Il est actuellement difficile dans chaque commune de se loger ce n’est pas une spécificité de Noisy. Pourquoi Noisy devrait construire pour d’autres ?
Il est également bien connu que très peu de logements sociaux sont accessibles aux habitants de la ville.
 
  • Une autre raison est de mettre à disposition des appartements pour les entreprises venant s’implanter à Noisy. L’intention est louable et serait valable dans une ville à difficulté de circulation mais Noisy est particulièrement bien équipée en transport en commun - 4 stations de RER (même si ceux-ci sont saturés).
 
 
  • Comment peut-on avoir dépensé autant d’argent pour acheter des maisons et les démolir ensuite ? La Mairie a acheté des terrains à des prix très élevés aux premiers vendeurs. L’exemple de l’Ilot autour de la Mairie où les gens ont été expropriés et où rien n’est encore fait est extrêmement inquiétant sur le devenir de notre quartier.
 
 
  • Pourquoi exproprier des propriétaires pour créer des appartements destinés à des propriétaires 70%. Est-ce vraiment une utilité publique ou bien une opération commerciale de très haute envergure. 1000 logements à 200 000 Euros de moyenne à la vente auxquels s’ajoutent 500 logements sociaux estimé à moitié prix si la mairie arrive à le négocier. Soit un projet à la vente de 250 Millions d’Euros pour une mise de 68 M d’Euros selon le dossier. Ce projet pourrait même rapporter de l’argent à la Mairie. Est-ce normal qu’une mairie gagne de l’argent sur une expropriation de ces administrés ?
 
 
  • Ce quartier est habité par des gens n’ayant pas de hauts revenus car il était dans une zone qui n’intéressait pas encore la Mairie -ou bien laissée en état d’abandon car le projet existait depuis longtemps (pas de trottoirs, routes défoncées, lignes électriques mises n’importe comment). Cet état crée par la Mairie a servi d’argumentaire pour la création de cette ZAC. Beaucoup des propriétaires restants sont des gens à faibles revenus, âgés, attachés à leurs seuls biens et vivants dans la crainte de ne pas survivre à cette expropriation, ni d’avoir les moyens de se reloger. Comment peut on considérer qu’il s’agit ici d’une utilité publique ?
 
  • De plus, nous ne comprenons pas non plus comment M. le Maire a pu déjà procéder à autant de démolitions aux Bas-Heurts, et ce, avant même de connaître les résultats de l’enquête d’utilité publique ?
 
  • Notre maire considère que le Centre Ville est une réussite, il a permis à la ville de sur densifier et créer ainsi le taux de logement dit social nécessaire. Il semble d’après mes renseignements, qu’il ne s’agissent pas vraiment de logement social par ex une résidence étudiante est comprise dans le quota. La politique de Noisy actuellement serait de sur densifier pour que les promoteurs payent une bonne part des logements sociaux.
 
  • Nous tenons à vous signaler que si la mairie a respecté le calendrier officiel sur cette opération, il n’a jamais été tenu compte d’aucune réflexion de la population puisque les élus PS majoritaires se considèrent comme les représentants officiels de la population. Les élus majoritaires par les règles actuelles des élections municipales à notre avis ne représentent pas plus de 25 % de la population. D’autre part en dehors d’un article dans le journal municipal aucune publicité n’a été faite sur cette enquête publique. Il y a même un amalgame avec celle pour le PLU faite en même temps. Est-ce que le respect de la procédure suffit à faire valider un tel projet comme d’intérêt public ?
 
 
  • Nous ne comprenons pas une telle précipitation, il suffirait que la Mairie achète au fur et à mesure des mises en vente comme dans tous projets de ce genre. Le Maire aurait ainsi le temps de présenter ce projet lors des prochaines élections et voir ainsi si la population le soutient.
 
 
  • Enfin pour notre cas personnel même s’il est mineur par rapport à l’intérêt collectif, nous sommes venus nous installer dans ce quartier depuis 1980 d’abord en appartement puis avons réussi à construire une maison car nous avons apprécié la faible hauteur des constructions et la mixité réussie (entreprise/habitations ainsi qu’une population représentant toutes les couches sociales) qui donnait tous les jours une activité au quartier. Nous sommes très inquiets pour notre tranquillité (sur densification et trafic sur la rue Pierre Brossolette) et sur l’ombre portée des bâtiments prévus qui vont nous toucher directement. Mon épouse travaille sur Noisy depuis 1980, nos enfants ont suivi toutes leurs scolarités dans la ville.
Nous comptions investir dans une installation permettant d’avoir de l’électricité solaire. Nous sommes maintenant obligés d’abandonner ce projet car une hauteur de 22 mètres va nous créer une nuisance.
 
II Propositions
 
 
Il est possible d’incorporer les logements sociaux sans démolir les maisons pour ce quartier des Bas Heurts nommé « Clos aux Biches ». Il y aurait la mixité de population souhaitée. L’association A.D.I.H.B.H-V a étudié avec des architectes (Ecole Nationale de La Villette) un projet visant à répondre à la demande de logements tout en préservant une mixité sociale entre types d’habitations, population. Cette étude est à la disposition de Messieurs les enquêteurs publics pour de plus amples informations sur ce projet de vie.
 
La conjoncture actuelle peut rendre nécessaire la construction de nouveaux bâtiments mais la Ville de Noisy le Grand détient déjà de nombreuses parcelles et des terrains en friche, elle peut répondre à la demande de logements sociaux sans exproprier tout un quartier.
 
Par ailleurs, jamais la municipalité n’a évoqué le coût financier de ce projet, qui alourdira considérablement les impôts locaux (ou bien un financement des promoteurs le soutient).
 
 
SI le projet de création de 1500 logements sociaux dans des barres R+5 et R+6 voit le jour (plus de 5000 habitants là où il y en avait 150) de nombreux problèmes apparaîtront ... insécurité, problème de stationnement et de circulation... condition de transport... Plus aucun cadre de vie, d'harmonie... En ce qui concerne l’insécurité, lors des « révoltes des banlieux » en 2005, la ville de Noisy le Grand a subi les plus gros dommages financiers des villes de Seine St Denis (source Le Moniteur).
 
Aucune utilité publique ne rend nécessaire la démolition des maisons de ce quartier.
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Mercredi 7 février 2007

Ô rage ! Ô désespoir ! Ô évictions ennemies !
N'avons-nous donc tant vécu que pour cette infamie ?
Et ne sommes nous pas blanchi dans les impôts payés
Que pour voir en un jour détruire tant de foyers ?
 
Notre opposition, qu’avec respect les Noiséens admirent,
Notre opposition, qui tant de fois nous a rendus martyrs,
Qui tant de fois nous a conduits à ternir le trône de ce filou,
Serait peine perdue et ne pourrait rien pour nous?
 
Ô cruelles visions de ces demeures balayées, et de ces vies brisées !
Oeuvre de tant de jours en un jour effacée !
Nouveau projet municipal fatal à notre bonheur !
Cavités profondes d'où proviennent tous nos malheurs !
Faut-il de votre choix voir triompher le père conscrit,
Et déguerpir sans vengeance, ou vivre dans l’ignominie?
 
Monsieur le commissaire enquêteur, soyez de notre destinée à présent gouverneur ;
Ce haut rang n'admet point un homme sans honneur ;
Et le jaloux orgueil du bourgmestre, par cet affront insigne
Ainsi que le choix des impudents promoteurs, nous en a su rendre indigne.

Et nous, de nos incommensurables et glorieuses prouesses,
Mais d'une atteinte somme toute limitée, appelons à la détresse,
Nous, qui intensifions nos actions, et qui, dans cette supplique,
Demandons l’abolition de ce projet gargantuesque.

Allez, nous vous concédons à présent le témoin,
Passez, pour plaider notre cause, car vous détenez bien plus de moyens.
 
 
                                                           
Matthieu Gouyette, 16 ans
Adapté d’un célèbre monologue du Cid 
                                                                                   
 
 
Ce projet est tout simplement inacceptable, et je m’y oppose avec détermination. Toute ma vie s’est construite dans ce quartier : j’y ai mes amis, j’y fais mes études…
 
Je refuse d’en être balayé comme un malpropre.  


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Mardi 6 février 2007
UN CRI DE COLERE !!!
 
La municipalité veut détruire nos maisons pour construire des logements. Mais il y a de la place pour construire des logements SANS détruire nos maisons ! Il y a des espaces libres dans Noisy-Le-Grand ! Il y en a à la ZAC du Clos aux Biches, qui peut être aménagée judicieusement, et il y en a ailleurs dans la commune ! Pourquoi une telle obstination à vouloir DETRUIRE ? 
S’agit-il d’avoir place nette et d’imposer ce projet pharaonique sans avoir à réfléchir davantage, sans avoir à s’occuper des familles que l’on « jette », de fermer les yeux sur leur vie et même de les culpabiliser de ne pas vouloir céder leur bien et d’exercer des pressions sur les plus vulnérables ?
Où est l’Utilité Publique ? Où est l’Intérêt Général ? Quand il y a des solutions alternatives, ce n’est pas envisageable de « virer » les gens, qui sont des participants à la vie de la commune, qui y vivent depuis longtemps… Il y a un minimum de décence à respecter !
Est-ce vraiment l’Intérêt Général qui pousse la municipalité à ce projet démentiel ? N’est-ce pas plutôt l’appétit démesuré, le profit financier envisagé par certains ?
On nous parle de logements sociaux. La ville de Noisy-Le-Grand n’at-elle pas déjà atteint le pourcentage requis par la loi dans ce domaine ? A qui les destine-t-on vraiment ? Quelle serait le nombre de ces logements qui seraient réellement attribués à des Noiséens dans le besoin ?
On nous parle ensuite d’accessibilité à la propriété à taux zéro. Mais qui profitera de cet avantage ? La commune veut permettre aux jeunes Noiséens de quitter leurs parents pour s’installer indépendamment, dans la commune. Mais les jeunes, même avec ce taux préférentiel, seront-ils à même d’acheter un appartement à 4 000 € le m2 (prix couramment proposé dans les nouvelles constructions de Noisy-Le-Grand !) ? Et très vite, les classes moyennes n’ont plus le droit au taux zéro ! Et peuvent-elles acheter un logement à ce prix là ? Peut-être en s’endettant pour 50 ans !
Et puis le reste des appartements proposés ? N’est-ce pas purement et simplement de la spéculation ?
Quel est l’objectif réel et profond de ce projet ? Augmenter la population de la commune de façon démesurée pour obtenir des subventions supplémentaires ? Satisfaire et enrichir les promoteurs et les sociétés de gestion de ce projet ?
De plus, dans les propositions, rien n’est précis, rien n’est détaillé pour permettre une analyse fine ! Une fois, c’est 18m de hauteur, l’autre fois, c’est 22m ! Les équipements scolaires ne sont pas pensés, ni les voies de circulation, ni les transports ! Que veut-on en faire ? Un ghetto supplémentaire, bien fermé sur lui-même, bien enclavé ? Il y en a déjà à Noisy ! L’Histoire ne sert-elle à rien ?  Est-ce cela l’Utilité Publique ?
 
...ET UN CRI DU CŒUR !!!
 
Certaines personnes, constatant notre opposition ferme au projet, parlent de nous comme des NANTIS !
Notre maison, nous l’avons achetée, payée avec le fruit de notre travail, aménagée grâce à nos efforts et notre courage quotidien. Personne ne nous a aidés. Nous avons retroussé nos manches et avancé petit à petit, laborieusement, pour arriver à ce que nous avons aujourd’hui ! Certains l’ont fait pour leur famille, d’autres pour leur retraite, d’autres pour y finir leurs jours tranquillement. Mais tous ont donné leur force et ont fait des sacrifices pour l’obtenir ! Cela mérite le respect et ne permet à personne de porter un tel jugement de valeur sur notre façon d’être et de vivre !


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