ADIHBH-V

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  • : L'ADIHBH-V est née en septembre 2004 d'un projet municipal de construction de 1500 logements à Noisy-le-Grand (93) qui entrainerait la démolition de 70 pavillons et l'expulsion de ses habitants.

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Jeudi 15 février 2007
Isabelle Thiercy                                                                                                                                                
 
 
 
Monsieur le Commissaire enquêteur,
 
 
Reconnaissant qu’une ville doit évoluer et qu’un cadre légal est nécessaire, il ne faut cependant pas oublier que ce sont des gens qui sont concernés et pour de longues années !Ce ne sont pas des marchandises dans des zones de stockage !
 
L’examen du projet, tel qu’il a été porté à la connaissance du public, amène plusieurs réactions rationnelles en faisant abstraction de nos cas personnels .
 
I    Sur le P.O.S
II   Sur le P.L.U.
III Sur l’Utilité Publique réelle du projet
 
 
1)          Le projet de mise en conformité du P.O.S. sur les Bas Heurts, en vue de "faire coller" à tout prix un cadre légal avec un projet démesuré, représente une menacede une densification inacceptable pour l’évolution harmonieuse, humaine et raisonnée de la ville de Noisy le Grand.
 
La nouvelle zone UJ, avec une telle hauteur de façade, en faisant une totale abstraction de ce qui existe est en rupture complète, voire en opposition, avec le bâti environnant (noiséen ou non).
 C’est une négation de l’évolution naturelle des choses !
 
 
2)          De plus, la consultation du dossier d'enquête sur le P.L.U, présentée à la Direction de l’urbanisme, semble différer de celui, présenté à "La Fabrique" puisqu’il indique la création sur ce même secteur, d'une zone UBa1, autorisant une hauteur de façade de 18 m+4 m maximum, soit 22 m ou R+5+comble.
 
Quel document croire ? Pourquoi ne pas porter à la connaissance du public la même information complète et détaillée sur les deux registres ?
Les deux dossiers présentent de toute façon des projets disproportionnés et sources de nuisances pour tous les noiséens.
 
 
3)          Quant à la soi-disant Utilité Publique du projet présenté,Ce n’est qu’une opération purement immobilière, camouflée derrière ce qui peut effectivement être utile (maison pour les personnes âgées, crèche …). Mais, pour ces équipements, il y a la place tout en augmentant significativement le nombre de logements, en intégrant les maisons existantes dans un environnement de petits collectifs résidentiels et d’activités publiques sans raser de maisons , ni chasser ceux qui ont fait et veulent continuer à faire Noisy le grand !
Encore une fois, il n’est pas question de refuser tout changement sur le quartieret ce n’est pas en martelant des contre vérités, ou en refusant tout réel dialogue avec la population, impliquant donc des aménagements notables au projet (92% d’opposition au projet reconnue lors du Conseil Municipal sur le bilan de la concertation).Le nombre de réactions a largement dépassé celui des personnes concernées par le projet (66% hors du périmètre concerné) prouvant la perception des incidences sur la ville entière ainsi que le rejet d’une décision arbitraire mettant à mal le respect des personnes.
Mettre autant de monde (l’équivalent de Gournay) sur 1% du territoire de Noisy est aberrant. Cette sur densification va générer des nuisances énormes  en terme de sécurité et de convivialité, de circulation, de stationnement ainsi que l’explosion de la capacité d’accueil des transports (déjà saturés) et représentera undésert écologique, une rupture des liens sociaux et intergénérationnels, un déracinement des personnes âgées, la création d’une zone surpeuplée enclavée etc….                         Y a t-il eu une réelle étude d’impact sérieuse, prenant en compte tous les paramètres, humains et urbanistiques? Tant le nombre et la gravité des effets négatifs du projet présenté me semblent avoir été "minorés" et devoir l’emporter sur tout autre bénéfice pour la ville.
a)     Si le projet, dans la forme présentée par la mairie, était réellement d’Utilité Publique ;
Comment a t-on pu autoriser la construction de maisons neuves ?
Les arguments présentés pour "justifier" la ZAC,(proximité des transports, liaisons routières et centre ville etc…) sont justement de ceux qui ont participé du choix des nouveaux arrivants, en plus de la proximité avec leur lieu de travail ainsi que de leur famille. Eh oui ! ce sont aussi des gens qui ont "dé-cohabité" en leur temps et qui tiennent à leurs racines! et qui ont, le plus légalement du monde, demandé un permis de construire qu’on leur a accordé !
 
Si un tel besoin en logements existait, vu l’ampleur présumée, il devait être déjà connu depuis longtemps !
 
L’argumentaire, souvent présenté, de la création de l’Ecole de Police, du Lycée International et de Bercy III, tout prestigieux qu’ils soient, ne tient pas. L’Ecole de Police et le Lycée sont des structures qui vivent en autarcie avec un internat ! Quand aux employés de Bercy III, juste à 100 mètres du RER, ils ne vont pas déménager pour s’installer dans des immeubles 
 
b)    Il faut préserver le lien humain et social qui fait vivre une ville.
Chaque ville a son histoire et les échecs des villes "dortoirs", sorties de nulle part (ici, une fois tout rasé) ne doivent pas être reproduits. Il faut conserver ce mélange d’activités et d’habitat.
 
c)      D’autre part, où est la densification raisonnée ?
Quand ce projet, s’il se réalisait, équivaudrait à une densification de plus de 150 logements / Ha :
- soit, 50% supérieur aux ZAC situées aux portes de PARIS (Dossier d' Études de ENAPV) 
- conduit à des immeubles de R + 5 ou 6 étages (Plus hauts que ceux du centre de Noisy)
- sous- estime la capacité de voitures à stationner le long de son  réseau routier, hors garages privatifs sous les constructions (1 par logement annoncés - environ 250 de possible).
 
d)    Où est l’urbanisme "équilibré" ?
Quand on créé de telles densités sans en avoir, semble t-il, réellement recensé, ni porté à la connaissance de tous, les impacts sur la circulation (« Aujourd’hui c’est difficile à analyser… C’est relativement compliqué d’étudier les flux générés par une population supplémentaire »- a t il été répondu devant tous, lors de la 1ère réunion publique de "concertation" salle Gérard Philipe, le 7/10/04) , sur l’environnement ou le tissu social .
 
En sur densifiant ce quartier afin de pouvoir "faire une moyenne" présentable au niveau de l’ensemble de la commune, celui ci subirait « la propension à rejeter les nécessaires aménagements dans le jardin du voisin », que l’on voudrait nous reprocher en refusant ce projet en l’état.
 
Un véritable équilibre , « dans l’intérêt général de tous »,est une égale répartition des charges entre tous !
À moins que la municipalité ne veuille également "densifier de la même façon raisonnée" les autres quartiers …
(Lors de cette même Réunion Publique, l’objectif annoncé était d’arriver à 70 000 habitants sur Noisy ? Or, deux ans plus tard, dans la même salle, lors de la première réunion sur le PLU, il est annoncé un objectif de 75 000 habitants !)
 
e)     Vu la situation géographique du projet, cela créera un ghetto entre Bry-sur-Marne et Noisy centre, sans aucune cohérence ni progressivité avec le voisinage pavillonnaire immédiat.
La ZAC en projet est :
- coupée de NOISY  par le talus de la liaison ARCADE- NEUILLY.
- en contrebas du futur MAILLE HORIZON, accentué par le passage en tunnel du RER.
- en limite immédiate du quartier pavillonnaire de la Ville de BRY sur MARNE
 
Les rues proches (y compris celle de Bry-sur-Marne, limitrophes) vont servir de solutions: 
- d'accès et de sortie privilégiés aux voitures  de la ZAC en projet
- de parking aux voitures excédentaires, des habitants de la ZAC en projet
 
Il n'a pas été bien pris en compte des flux circulatoires au vu de l’importance du projet exposé :
- des accès directs au centre administratif (Mairie/centre-ville) et commerciaux de NOISY,
- un plan de circulation de la ZAC en projet qui permette la circulation correcte de et vers l' A4 ainsi que la liaison NOISY/NEUILLY)
 
Ce projet de ZAC se doit:
 - d' inclure les aménagements de la zone EPAMARNE dédier aux équipements mixtes  (Tertiaire et Habitats mélangés)
 - d’être intimement lié aux périmètres d' études déjà votés pour le Quartier de la Varenne (dont font partie les Bas Heurts)
 
f)      Par rapport à la saturation actuelle des transports, des écoles et du lycée.
 Du fait du relief, il est plus facile d’aller sur la gare de Bry sur Marne déjà en surcapacité.
Le lycée quant à lui est déjà plein puisque des préfabriqués sont prévus, pour accueillir des salles manquantes et ce ne sont pas les constructions futures (nouveau lycée prévu sur Neuilly sur Marne, ou le Lycée International à vocation, comme son nom l’indique, international et non pas exclusivement noiséen) qui résoudront les choses. Qu’est-il envisagé pour absorber tout cette nouvelle population ?
Pour les transports, il a été répondu (toujours le 7/10/04)
 «cela évitera peut -être, que ces gens là traversent Paris d’Est en Ouest pour trouver du travail . Aujourd’hui c’est difficile à analyser… C’est relativement compliqué d’étudier les flux générés par une population supplémentaire ».
 
Pour le reste , aucune réponse ou prévision n’a été apporté si ce n’est qu’est apparu ,juste après, le périmètre B avec un groupe scolaire, uniquement généré par le projet, mais élargissant la zone initiale du périmètre d’étude
 
g)    Pour la liste des équipements jugés "manquants" sur la commune :
-Une crèche collective de 40 places
-Une crèche familiale de 35 places
-Une halte garderie
-Une résidence pour personnes âgées (de quelle capacité, avec quels financement ?)
Ces équipement peuvent tout à fait trouver place au pieds de logements collectifs sur la zone, sur les terrains déjà disponibles et dont les accès routiers sont facilement aménageables, sans expropriation.
 
 
- 2 salles d’évolutions sportives
- 1 lieu "d’activités jeunes"
Pourquoi ne pas transformer en conséquence le gymnase de La Varenne ainsi que la Maison Pour Tous ?
Juste sur le trottoir en face du périmètre. L’échéancier des travaux, ainsi que le déplacement temporaire des activités est tout à fait gérable par les services municipaux qui se sont montrés compétents sur ce genre de problématique, entre autre, quand le gymnase de la Butte Verte a brûlé.
 
h)    Quant à l’équilibre budgétaire du projet , il a été répondu :
« Au niveau financier de l’opération, il est difficile de prévoir, le foncier a augmenté…je pense que l’équilibre sur l’ensemble de la zone devrait être acquis »
Quel pari sur l’avenir !
 
i)      De plus, cela créera un véritable désert écologique.
 Ce n’est pas en plantant de la pelouse et des arbres d’ornement, comme dans le centre ville, que l’on remplacera les grands arbres et la biodiversité actuels. Environnement nécessaire à la faune de toute sorte, alliée naturelle de tout écosystème .
Actuellement, sur la zone, se trouvent toute une faune ailée (Pic verts, geais, pipistrelles, éperviers…) ayant besoin de grands arbres et de niches tranquilles, une myriade d’insectes pollinisateurs ainsi que nombres d’animaux qui se trouvent utiles comme prédateurs , régulateurs ou révélateurs de dérèglements de l’environnement naturel maltraité par les activités humaines.
 
D’ailleurs, toujours lors de cette première réunion d’octobre 2004, à la salle Gérard Philipe, la réponse à ceux qui s’inquiétaient sur ce sujet a été: « Il n’y aura pas d’îlots verts dans tous les quartiers de la ville ».
 
Avant d’élaborer un projet, il vaudrait mieux évaluer toutes les conséquences, y compris humaines, mais aussi son contexte environnemental, sans faire table rase de l’existant.
 
Non !Ce projet n’est pas d’Utilité Publique nous reconnaissons uniquement l’utilité d’une utilisation raisonnée des espaces libres disponibles ou acquis par la municipalité ou la SOCAREN sans chasser les actuels habitants.
 
Une alternative, uniquement dans le but de prouver que d’autres solutions sont possibles tout en intégrant les activités futures sur la ville et en évitant les méfaits du "zoning",a été proposée par des étudiants de l’Ecole Nationale d’Architecture de Paris la Vilette (ENAPV)pour éviter les côtés néfastes du projet municipal qu’ils ont analysé.                                         Analyse et propositions validées par leurs enseignants réputés.
Voulant faire un réel projet, crédible financièrement et humainement parlant, en tirant les leçons des erreurs urbanistiques passées), ils ont proposé une diversification et une combinaison des habitats ( du petit immeuble collectif R+2 / R+3 maximum, à la maison particulière isolée en passant par l'habitat intermédiaire, l'individuel groupé en bande ) répondant à une évolution naturelle de la ville. Sans raser quoi que ce soit !
 
Tout cela, en tenant compte des impératifs d’orientation régionaux :
« Pour répondre au souhait de la Région que "le Schéma Directeur de la Région Île de France (SDRIF) concilie densité/compacité et aération de la ville", la commission Île de France Environnement (IDFE) fait observer que ces quartiers contribuent à cette aération et que leur "capacité", s'ils sont proches de gares, peut être améliorée sans les dénaturer, en permettant dans les règlements des PLU :
 
a)- l'agrandissement limité, au-delà des possibilités du COS, de maisons construites sur de petits terrains, pour permettre aux familles de s'agrandir,
b)- l'agrandissement de pavillons pour y créer un logement supplémentaire,
c)- et sur les grands terrains qui pourraient se libérer, la limitation du volume des constructions possibles, pour permettre l'implantation de petits immeubles de quelques appartements s'intégrant bien avec le voisinage. »
 
C'est à dire, exactement la préconisation de l’association de défense du quartier .Sans expropriation.
 
En résumé, une "densification raisonnée" du bâti existant, en réelle concertation avec les habitants du lieu et de leur environnement, est utile pour compléter la remise en cause des habitudes en matière de densité construite dans les zones à urbaniser.
 De plus, la recherche, sur le périmètre, d’un « équilibre entre les différentes formes d’habitat » était clairement écrit sur les panneaux de l’exposition à La Fabrique :
 Pourquoi, dans ces conditions, vouloir tout raser pour construire des immeubles ?
Où est l’équilibre entre les différentes formes d’habitat sur le secteur ?
 
D’autres solutions, préservant les maisons actuelles, en aménageant sur les terrains libres, existants sur la zone, sont donc bien envisageables, à condition de le vouloir ! Avec une réelle concertation.
 
Sur l’expérience de l’AFUA,souvent rapportée comme argument contre les gens du secteur, c’est encore une allégation orientée, pour faire porter la responsabilité de la situation actuelle sur les seules épaules des habitants du quartier et faisant abstraction des nouveaux arrivants, qui devraient aussi "payer" un hypothétique manque de discernement de leurs prédécesseurs, bien qu’on leur ait, le plus légalement du monde accordé des permis de construire récents!
               Selon des habitants Présents à cette époque :
                                Lors d'une Assemblée Générale Extraordinaire de l’AFUA, le 2 avril 1997, les propriétaires n'ayant pas réussi à se mettre d'accord sur la répartition des charges, le remembrement volontaire devenait difficilement envisageable, et l'AFUA fut dissoute. En fait, il apparaît que sur 36 propriétaires représentant une surface totale de 36 196 m², 24 se sont prononcés pour la dissolution, 9 contre et 3 se sont abstenus. Précisons que la ville de Noisy le Grand, propriétaire de 5548 m² soit 15% du territoire s'est abstenu, alors que Monsieur le Préfet de Seine Saint Denis dans un courrier de décembre 1995 avait bien précisé que toute abstention serait considérée comme s'étant prononcé pour la dissolution.
 
Or, visiblement, le projet avait été initialement engagé par Madame Richard en 1991, différentes solutions ont été étudiées, ce qui a occasionné des frais. En 1995, la dette semble tout simplement avoir été soldée pour finalement voter  l'enterrement de l'AFUA  le 2 avril 1997.
 
Ultérieurement, le Président de l'AFUA a eu l'occasion de préciser que la ville n'avait pas joué le jeu dans cette affaire, en s'abstenant de voter le 2 avril 1997. Si la ville avait vraiment voulu un remembrement, elle n'aurait pas voté pour la dissolution de l'Association. Toutefois, dans le cadre de ce projet de remembrement, par voie de préemption, la ville en a profité pour acquérir plusieurs parcelles, et précisait qu'elle conserverait ses biens et qu'il n'y aurait pas de rétrocession.
 
Enfin, dans sa séance du 19 octobre 1998, la municipalité précisait qu'une réflexion était actuellement menée sur l'ensemble du périmètre de l'AFUA, portant à terme sur la réalisation de logements intermédiaires en petits collectifs et maisons de ville préconisée dans le cadre du Programme Local de l'Habitat (PLH), de la ville.
 
Effectivement, dans le PLH approuvé en Conseil Municipal le 17 juin 1999 et toujours en vigueur, (Chapitre : Scenario retenu et programmation - Schéma d'objectifs et d'actions - Fiches actions), nous trouvons page 15 : « Le périmètre de l'AFUA couvre en superficie environ 3,6 ha... La commune, propriétaire d'une partie des terrains pourrait d'ores et déjà élaborer un projet sur les parcelles la concernant. La maîtrise foncière permettrait également l'intégration de quelques programmes locatifs sociaux dans un projet d'ensemble ».
 
Bref ! Il est possible de respecter les habitations existante tout en augmentant le nombre de logement sur la zone puisque cela avait déjà été envisagé par la municipalité !
 
Ne répétons pas les erreurs du passé. La vie n’est pas un jeu de "Monopoly" ni une abstraction ou une figure de rhétorique !
 
C’est pourquoi, je vous demande de ne pas donner de suite favorable à ce projet.
 
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Jeudi 15 février 2007
 
 
                                                                                  Noisy Le Grand, le 12 février 2007
 
Objet : Avis sur l’enquête publique du PLU
 
 
Monsieur le commissaire enquêteur,
 
Je souhaite vous présenter les raisons de mon opposition au PLU dans sa version actuelle.
 
Je trouve le PLU très mal ficelé. Selon moi, il contient de nombreuses et dangereuses incohérences :
 
-      Incohérence entre circulation et constructions effrénées: Le plan de déplacement urbain explore de nombreuses pistes afin d’améliorer la circulation dans Noisy et particulièrement dans le centre ville. Je pense que le problème peut être amélioré à la marge mais pas résolu en poursuivant le processus de sur-densification de la ville. Je constate tous les jours ces problèmes de circulation dans le centre ville et tout particulièrement le dimanche matin. Je pense que le point critique de limite de population par rapport au réseau de circulation existant est déjà largement très largement atteint et que par conséquent si l’on souhaite améliorer la circulation à Noisy Le Grand, il faudra limiter le processus actuel de sur-construction sinon tous les projets proposés par le PDU seront vains.
 
-      Incohérence entre zones vertes et constructions effrénées: Le projet actuel ne propose que plus de construction quelques aménagements artificiels d’espaces verts (type square). Noisy bénéfice d’un intéressant potentiel de d’espace non encore construits (aux bords de Marne, aux Bas Heurts, Mailles horizons, au Champy). Ces espaces doivent absolument être préservés au moins en partie. Je ne m’oppose pas frontalement aux constructions mais je pense qu’une urbanisation plus douce sur ces secteurs serait vraiment appréciable.
 
-      Incohérence entre qualité de vie et constructions effrénées: À mon grand regret, à l’instar de la politique du maire de la ville, le PLU prend l’orientation de la sur-urbanisation et de la sur-densification. Mais le problème c’est que la place en centre ville est limitée et les services publics et de transports sont eux aussi limités et déjà fortement sur-chargés.
Je pense qu’avant de modifier profondément les règles d’urbanismes à Noisy Le Grand, il paraîtrait légitime de réfléchir en amont aux conséquences directes du projet du PLU. Il faut faire de la quantité mais aussi et surtout de la qualité. La qualité de vie des habitants lorsqu’elle est ignorée est génératrice de désastreuses conséquences. A trop vouloir urbaniser trop grand et trop vite, certains quartiers sont les victimes des maux de notre société moderne : ghettoïsation, délinquance, violence etc …
Je pense vraiment qu’il serait plus approprié de trouver un compromis entre qualité et quantité. Cela passe par un rejet du PLU tel qu’il est proposé et nécessite la réorganisation de vrais débats avec la population.
 
 
 
 
 
 
-      Incohérence entre mixité sociale et constructions effrénées: La ville de Noisy Le Grand était jusqu’alors un des rares dernières villes du département de Seine Saint Denis à avoir préservée une certaine mixité sociale. Avec l’orientation du PLU cet équilibre salutaire est menacé.
Exceptées les deux zones urbaines sensibles (ZUS) du Pavé Neuf et du Champy, le reste de la ville proposait une certaine mixité entre pavillons et immeubles ; entre logements privés et logements sociaux ; entre personnes âgées et population jeune ; entre population « populaire », intermédiaire et population « aisée » et ce à l’échelle de la ville et même à l’échelle des quartiers.
Aujourd’hui pratiquement tous les hommes et femmes politiques l’affirment : il faut favoriser la mixité sociale qui peut permettre d’assurer la justice et l’égalité entre les citoyens. Noisy Le Grand va dans le sens inverse ! Chaque maison rasée (avec ou sans expropriation) est remplacée par un immeuble.
Pire encore, de nombreuses personnes âgées sont expropriées manu militari de chez elles sans justification immédiate. Simplement pour réaliser « la vision » de Mr Pajon. Et ces personnes âgées ne sont pas remplacées par d’autres personnes âgées mais par un autre type de population.
A Noisy plus cela avance, plus les personnes âgées comprennent que la ville ne voit leur place qu’en maison de retraite. Ceci bien entendu contre toute cohérence sociologique et simplement « humaine ».
Je me demande effectivement si l’objectif urbanistique d’une ville ne doit pas aussi prendre en compte l’aspect humain. Il me semble nécessaire de reconnaître le simple droit aux Noiséens de vivre chez eux sans être menacés d’expropriations.
 
-      Incohérence entre écoute de la population et réalisation d’un PLU sans concertation: La politique s’oriente aujourd’hui vers la démocratie participative, c'est-à-dire le fait de consulter et écouter la population avant de réaliser un projet. La non citoyenneté de la population est trop souvent mis en avant ; encore faudrait il que les opinions données par cette population soient écoutés.
La réalisation du PLU est un exemple malheureux de ce manque de concertation : Pas de concertation préalable, un projet réalisé par le maire sans écouter les avis des conseillers municipaux (de son camp et de l’opposition) et surtout des phases de consultations et de réunions publiques complètement bâclées.
En effet, j’étais présent lors des deux réunions publiques, le moins que l’on puisse dire c’est que le mot « concertation » n’est absolument pas approprié.
Après deux longues mais indispensables présentations du projet, des questions et des remarques ont été formulées. Elles n’ont reçu que du dédain de la part du maire et des différents intervenants (maire adjoint à l’urbanisme, architecte du projet etc…).
J’ai personnellement posé une question auquel le maire n’a pas répondu. Moi qui croyait que les réunions d’enquêtes publiques avaient pour objectif d’enrichir le projet initial…
Et non, le projet initial était en fait complètement fermé à tout aménagement demandé par la population. Tant de suggestions ont été faites, et étrangement le projet de PLU n’a pas bougé. Rien n’y Personne n’étant parfait, j’en déduis que les avis ont été purement et simplement ignorés voir même méprisés.
 
 
 
 
J’ai donc décidé de vous présenter mes motifs d’opposition au projet de PLU ainsi que les incohérences qu’il comporte selon moi.
 
Je suis un jeune Noiséen de 22 ans qui vit à Noisy depuis sa naissance. Je connais donc certains des problèmes concrets qui se posent aux habitants de la ville et en particulier aux jeunes. En discutant avec mes amis Noiséens, j’ai constaté que beaucoup d’entres eux partageaient mes constatations sur les problèmes que je viens de vous exposer. Nous avons véritablement l’impression que le PLU actuel n’est pas réalisé dans l’intérêt des Noiséens mais plutôt pour mettre en oeuvre les souhaits du maire. Je trouve cela vraiment dommage que la population ne soit pas associée à la réalisation du PLU.
 
Je souhaiterai que vous rendiez un avis négatif au projet de PLU et que vous poussiez le maire à engager une véritable concertation pour satisfaire ses administrés. Une concertation dans laquelle les suggestions de la population et des associations de la ville seraient écoutées puis prises en compte pour ajuster le projet de PLU.
En somme, je souhaite que Noisy conserve son visage « humain » et mixte; et ne sombre pas dans le tout béton. Je souhaite finalement que le PLU soit le produit d’une véritable concertation générale dans l’intérêt des habitants de la ville.
 
En espérant que vous vous prononcerez négativement sur le PLU, veuillez agréer Monsieur le commissaire enquêteur, mes salutations distinguées.
 
 
 
 
                                                                                                    Vincent Monnier
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Jeudi 15 février 2007
Habitante du quartier de La Varenne, quartier de Noisy-le-Grand voisin des « Bas-Heurts », et ce depuis 1991, je voudrais exprimer ici ma totale désapprobation du projet de la municipalité. En effet,
-       Il est inhumain et scandaleux de projeter d’exproprier les habitants d’une soixantaine de modestes pavillons de banlieue qui croyaient avoir trouvé là un endroit où couler des jours heureux. Il n’est que de se promener dans ce quartier pour voir qu’il a sa personnalité, que les habitants ne sont pas des nantis, juste des gens qui ont économisé en travaillant pour s’acheter une maison ou un terrain à construire, pour voir aussi que la mixité sociale y est présente, par les hasards de la vie, des départs, des achats et ventes, et non parce qu’on l’a décrétée !
Dans les pavillons que l’on veut raser vivent des êtres humains que l’on menace, que l’on intimide et qui semblent avoir bien peu de poids face aux fièvres immobilières !
-       La mixité sociale est donc bien représentée sur ce quartier (tant sur le plan des âges que des professions), l’enquête des étudiants de l’Ecole d’Architecture de La Villette l’a bien montré !
Au lieu de détruire, protégeons et encourageons ce qui a su se créer, à savoir une vie de quartier (un exemple : la fête des cerises en juin) !!!
-       Le projet envisagé est d’autant plus révoltant que les habitants de ce quartier ont quasiment sous les yeux les friches laissées à l’abandon du Clos Montfort, un quartier où l’on expropria, déjà, dans les années 1980. Ce furent, à l’époque déjà, des expropriations inutiles !!! Alors, pourquoi recommencer les mêmes erreurs ? Et :
-       S’il est absolument nécessaire de construire dans ce quartier de nouveaux logements, pourquoi ne pas construire de petites unités sur 2 ou au maximum 3 niveaux en utilisant les parcelles en friches ou celles que la mairie a d’ores et déjà acquises (car l’annonce d’expropriations massives et la démolition démonstrative de quelques pavillons au cœur de ce quartier ont démoralisé, voire désespéré certains qui ont finalement, de guerre lasse, vendu leur maison, mais comment ne pas les comprendre ?). Le contre-projet des étudiants de l’Ecole d’Architecture de la Villette donne un exemple intéressant, résultat d’une étude fouillée, originale et approfondie, de ce que l’on peut réaliser dans ce quartier en prenant en compte le bâti existant (et, par la même occasion ses habitants !) et sans opter pour la politique de la table rase !!!
-       La densification du quartier n’est pas envisageable au regard des transports en commun qui desservent cette partie de la ville : les habitants deviendront des usagers du RER A, une ligne déjà largement saturée aux heures de pointe : il faut prendre le RER à ces heures-là pour comprendre véritablement que ce que l’on impose aux usagers (et la RATP ne peut pas prévoir  une plus grande fréquence des trains, qui sont déjà à 2 étages) et qui relève plutôt du transport de bestiaux que du transport digne des voyageurs !  Cela vaut que l’on envisage la station de RER de Noisy-Mont-d’Est ou bien celle de Bry-sur-Marne, plus proche (où le stationnement des voitures est déjà problématique et d’ailleurs, pourquoi la ville de Bry-sur-Marne construirait-elle des parkings – encore du béton – alors que la gare est davantage fréquentée par les Noiséens que par les habitants de Bry eux-mêmes…)
-       Qui dit densification (surtout lorsqu’elle est ainsi créée volontairement et non le résultat d’une lente évolution avec ses adaptations progressives) dit aussi insécurité, absence de liens sociaux, et qui n’en voit les dangers ?
-       Quant à Bry-sur-Marne, parlons-en, ses habitants sont limitrophes du quartier des Bas-Heurts et verraient leur environnement dégradé si des immeubles de 4, 5 ou 6 niveaux (voir le PLU où le POS prévoit 5 niveaux + combles) devaient voir le jour en lieu et place des pavillons qui font face aux leurs !!!
En effet, le projet municipal ne prend nullement en compte les abords du quartier des Bas- Heurts, il le considère comme un terrain vierge où les promoteurs pourront laisser libre cours à leur envie de construire (euh, pardon, de détruire d’abord, puis de construire) !!!
-       Mais, de nos jours, qui pense encore à construire du béton sur de telles hauteurs, à entasser des habitants (certes contents dans un premier temps de pouvoir acquérir un logement) en un lieu dont ils ne connaissent pas le passé, dont l’histoire a été niée, détruite, rasée ???
Ce modèle d’urbanisme est dépassé, il a fait faillite, il faut autre chose à Noisy, aux habitants des Bas- Heurts, y compris à ceux qui cherchent un logement ! 
Le contre-projet proposé par l’Ecole d’Architecture montre qu’il est possible de construire un nombre important de logements sans mettre en péril la qualité de vie du quartier et sans détruire !
Voilà pourquoi, ulcérée qu’une ville puisse ainsi faire fi de ses propres habitants, et, bien que non directement concernée, inquiète face à l’avenir (car qui désormais peut se sentir à l’abri de telles mesures quand il habite une maison individuelle ?), je vous demande, Messieurs les Commissaires Enquêteurs, de prendre en compte l’opposition de la très grande majorité de la population à ce projet.
 
 
 
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Lundi 12 février 2007


ENQUETE PUBLIQUE - BAS HEURTS
 
L’enjeu du renouvellement urbain de ce quartier est le suivant :
 
Soit raser les Bas-Heurts, après avoir expulsé ses habitants pour construire un quartier qui pourrait exister n’importe où, soit partir de l’existant avec le souci de préserver les familles qui y vivent depuis des années, conserver son identité, diversifier sa population et améliorer ses espaces publics.
 
Pour ma part, j’opte pour la seconde hypothèse.
 
Un projet urbain doit s’inscrire dans la continuité urbaine plutôt que sur le renouvellement de l’agglomération.
 
Si l’Etat veut véritablement entamer le grand chantier du logement en France et en Ile de France plus particulièrement, il doit céder gratuitement ses terrains (délaissés d’autoroute etc.) afin que les bailleurs sociaux puissent construire des logements en locatif ou en accession réellement sociable à des prix raisonnables et ainsi donner accès au logement aux plus défavorisés.
 
Il faut des logements à Noisy le Grand au nom de l’intérêt général mais il ne faut pas que cela se fasse au détriment des libertés individuelles. Un projet qui prévoit 1 500 logements collectifs en expulsant 70 familles dont 20 qui ont entre 70 et 92 ans n’est pas acceptable. Laissons ces personnes âgées profiter de leur maison, vivre avec leurs souvenirs.
 
Un projet alternatif a été pensé, travaillé par les étudiants de l’Ecole Nationale d’Architecture de Paris – La Villette après avoir mené une enquête sociologique auprès des habitants qui témoignaient tous de leur « bien- vivre » dans le quartier. Des histoires familiales ont créé ce quartier, la transmission de maisons à plusieurs générations, alors qu’en ville nouvelle nous sommes tous à la recherche d’une identité. Maintenons l’existant et aménageons ce qui peut l’être ! Ce projet a le mérite de prouver que d’autres aménagements sont possibles. Mettons ce projet dans la balance comme base de travail !
 
Comme en séance du Conseil municipal, j’émets un avis défavorable au projet tel qu’il nous est présenté.
 
Danielle BAILLIA
 
 
 

 
9.02.07
 
ENQUETE PUBLIQUE - PLAN LOCAL D'URBANISME
 
 
Comme le précise la loi Solidarité et Renouvellement Urbain, la concertation doit répondre à un double objectif : d’une part informer, d’autre part consulter et demander l’avis des personnes concernées par le projet P.L.U.
 
La concertation a été organisée à minima. Des habitants l’ont écrit sur les cahiers mis à leur disposition lors des réunions publiques. Pour exemple, les associations n’ont pas été consultées.
 
Au-delà de cette importante question de la démocratie et de la prise en compte de la parole des habitants, je voudrais, après des requalifications nécessaires, affirmer mon désaccord sur les projets comme la ZAC des Bas-Heurts qui transformera totalement un quartier en expropriant 20 personnes âgées de 70 à 92 ans. 
 
N’accélérons pas la densification de la Ville par de tels projets de ZAC :
 
-         Bas –Heurts : 1 500 logements
-         Clos d’Ambert : 1 200 logements
-         Bords de Marne : 300 logements.
 
De 60 000 habitants à ce jour, nous atteindrions 75 000 habitants à terme, nous précise le projet.
Avec la ZAC du Clos Saint Vincent en voie d’achèvement, le centre ville atteint plus de 8 000 habitants. Noisy doit intégrer un centre ville en pleine mutation.
Noisy doit mesurer les contraintes de son urbanisation et des déplacements de sa population, qu’il s’agisse des transports urbains, de construction d’équipements publics mais aussi en matière d’assainissement, de traitement des déchets etc.
 
Comme en séance du Conseil municipal, je m’oppose à la transformation du P.O.S. en plan Local d’Urbanisme tel qu’il nous est présenté.
 
Danielle BAILLIA
 
 
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Dimanche 11 février 2007

Dominique De Coster
Conseillère municipale non inscrite
(exclue du groupe P.S de Noisy-le-Grand pour s’être opposée au projet de la réalisation de la Zac du Clos-Aux-Biches)
 
  
 
Il y a de la place à Noisy-le-Grand pour prendre en compte deux intérêts généraux !
 
« On doit construire 1500 logements au nom de l’intérêt général ! » La phrase est lâchée et répétée à l’unisson par les militants et sympathisants du Parti socialiste de Noisy le Grand, sommés par courrier de se rendre au 36 rue de la République pour soutenir le projet de la municipalité concernant la ZAC des Bas-heurts rebaptisée sans aucune concertation « Zac du Clos Aux Biches ».
 
Dans le Parisien du 5 février 2007, le maire explique d’ailleurs que ce projet répond pleinement à l’intérêt général, et au cabinet du maire on insiste en rappelant que « les questions du mal logement et du logement insalubre font l’actualité. »
Effectivement, la presse parle beaucoup du problème du logement…qui n’est pourtant pas un problème récent, qui aurait pu être pris en compte depuis de nombreuses années et qui se traite aujourd’hui dans l’urgence, sans plan cohérent adapté en Ile de France et sans concertation entre les différentes communes.
Vite, vite, vite, on construit où on peut, en oubliant que les RER et les autoroutes sont saturées !
En général, les maires construisent là où il y a de la place, dans des zones inhabitées ou insalubres ; d’autres se font tirer l’oreille et « oublient » de construire des logements sociaux…
Mais à Noisy-le-Grand le maire a décidé au nom de l’intérêt général de construire 1500 logements …sur une zone habitée. Habitée par des familles et des personnes âgées. Personnes âgées qui, si l’utilité publique est déclarée seront expropriées de leur domicile . Mais est-ce un détail ?
Et bien non ce n’est pas un détail ! Permettre à des personnes âgées de rester à domicile et de conserver des liens intergénérationnels est aussi de l’ordre de l’ intérêt général. !
 
Un rapport de Philippe Bas , ministre délégué à la sécurité sociale, aux personnes âgées , aux personnes handicapées et à la famille a d’ailleurs été écrit dans ce sens. Il a été publié en janvier 2007 , mais a été très peu relaté dans la presse. Pourquoi ? Tout simplement, parce que les médias obéissent à un fonctionnement, qu’on nomme dans le jargon journalistique « les marronniers » : des sujets récurrents qui reviennent chaque année.
En décembre, on parle de Noël et des crises de foie, en janvier (culpabilité oblige après la surconsommation) des SDF , en juin des régimes amaigrissants, etc.…
Dans la presse, on parle assez peu des personnes âgées. Le sujet n’est pas très « vendeur » sauf en période de canicule, quand elles meurent !
Si le rapport était sorti en Août, la presse en aurait sans doute fait ses choux gras , mais en Janvier, c’était malheureusement hors- saison !
 
Peut-être , Messieurs les commissaires enquêteurs, n’ avez vous pas eu connaissance de ce rapport .
Alors en voici quelques extraits :

Présentation du Plan National Bien Vieillir 2007-2009 .
 
Au 1er Janvier 2007, la France compte 20, 7% de personnes âgées de plus de 60 ans …
« Quelle place peut et doit être faite aux personnes âgées d’aujourd’hui et plus encore à celle de demain ? »  demandait le rapport Laroque .
Cette question reste d’actualité et sa réponse qui était de refuser d’isoler les problèmes de la vieillesse de ceux des autres groupes d’âge et recommandait de maintenir les personnes âgées en relation avec les autres générations reste pertinente.
Une politique du « bien vieillir » résultera tant de la prise de conscience individuelle du cycle de vie de chaque citoyen que des choix solidaires que nous ferons collectivement pour bien vivre ensemble.
 
AXE 6
« Promouvoir la solidarité »
Contexte  
 En 1900, l’espérance de vie à la naissance était de 46 ans , aujourd’hui, elle atteint 83 ans pour les femmes et 77 ans pour les hommes.
Autrefois, les génération se suivaient sans se croiser ; aujourd’hui les générations se chevauchent de plus en plus ; il n’est pas rare d’avoir simultanément grand-parents, parents, enfants, petits-enfants voire arrière petits enfants…
Tout au long de sa vie chacun est à la fois le « jeune » et « l’aîné »de quelqu’un. La vieillesse n’est désormais plus une tranche d’age unitaire, mais une succession de phase qui forment un continuum…
Pour la première fois, dans l’histoire de l’humanité , quatre voir cinq générations viennent de s’engager ensemble dans le nouveau millénaire. C’est une révolution inédite, en profondeur, celle de la longévité.
L’épanouissement individuel et la cohésion sociale reposent sur la découverte de la valeur de chacun des âges et de l’apprivoisement du vieillissement, individuel et collectif.
Auprès des aînés, les générations plus jeunes peuvent trouver un soutien affectif, une référence au passé et à un vécu, un apprentissage fondé sur l’expérience et l’expertise.
Auprès des générations plus jeunes, les aînés retrouvent un sentiment d’utilité , une valorisation personnelle.
 
Objectifs
Inciter les seniors à la participation active dans la société et faire de la solidarité entre les générations un élément structurant du lien social.
Valoriser leur réalisation (toutes formes de participation à la vie de la cité : bénévolat, tutorat, créations d’association ou d’entreprise, œuvres artistiques, transmission de savoir faire
de patrimoine et de mémoire)
Promotion de toutes les actions intergénérationnelles qui permettent de vivre ensemble, de se voir et de se comprendre, en les enracinant dans le contexte local et l’animation des territoires.    
 

 
 
Messieurs les Commissaires-Enquêteurs,
A l’heure où je rédige ce papier, vous avez déjà rencontré bon nombre d’habitants du quartier des Bas-heurts et de La Varenne. Ne pensez-vous pas que les objectifs de l’axe 6 du plan « Bien vieillir 2007-2009 » sont pleinement atteints, dans notre quartier ?
 
Dois-je insister sur les liens intergénérationnels qui existent entre nous ? Cet aspect a d’ailleurs été complètement occulté dans l’étude d’impact « effets sur l’environnement socio-démographique page 139 », ce qui prouve l’insuffisance de l’étude et une totale méconnaissance et prise en compte du quartier Les Bas-Heurts, inséré dans le quartier de la Varenne.
 Pourtant , comme vous avez sans doute pu le constater par les témoignages des habitants des Bas-Heurts la Varenne, ces liens et ce maillage social sont une des particularités de notre quartier.
 
De nombreux jeunes du quartier des Bas-heurts La Varenne (de tous milieux sociaux confondus, habitant en logement social, résidentiel ou en pavillon) sont choqués par la violence faite aujourd’hui aux personnes âgées. J’ai eu écho que certains avaient même fait circuler des pétitions parce qu’ils étaient comme ils disent « trop dégoûtés »
 
Il est très difficile de comprendre pourquoi la municipalité s’acharne depuis deux ans sur les personnes âgées de notre quartier en les méprisant, en ne prenant pas leurs paroles en considération, en leur disant qu’à leur âge « il faut qu’elles aillent en maison de retraite »sans tenir compte de leur désir, en démolissant volontairement les maisons vendues qui jouxtent les leurs sans attendre la fin de l’enquête publique, en faisant circuler des tracts incendiaires qui les montrent du doigt comme des égoïstes ou des nanties, en ne daignant même pas jeter un coup d’œil au contre-projet proposé par l’ADIHBH-V …
 
Les personnes âgées qui « vivaient bien », vivent difficilement depuis deux ans . Elles sont terriblement angoissées, perdent le sommeil, développent des pathologies psychosomatiques. Certaines n’ont même plus la force psychologique de venir vous rencontrer.
 
Si le quartier des Bas-heurts est rasé , la plupart des personnes âgées vivront un véritable choc psychologique. Comme elles n’auront plus leurs repères et l’aide de leurs voisins, elles seront sans doute pour la plupart obligées d’aller en maison de retraite. Or des études montrent qu’une personne âgée qui veut continuer à vivre dans son domicile et qui est placée contre son gré dans une maison de retraite, a de grosses difficultés à s’adapter à ce nouvel environnement, et développe souvent dans les six mois des pathologies importantes.
Pourtant, le bien vieillir est de l’ordre de l’intérêt général.
Dans notre quartier, il ne faut pas opposer comme le fait notre maire, l’intérêt général lié à la demande de logements à l’intérêt général lié au maintien à domicile des personnes âgées.
Il ne faut pas démolir les pavillons et exproprier les habitants. Il ne faut pas détruire les liens intergénérationnels qui se sont crées au fil du temps. Il faut garder l’existant, laisser les personnes y mourir en paix et entourés de leurs voisins, et construire de petits logements sociaux d’une hauteur raisonnable (deux étages maximum) sur les terrains inoccupés.
C’est possible, réalisable, si on souhaite vraiment répondre aux besoins et au bien-vivre des Noiséens et non à une opération immobilière qui rapporte de l’argent certes, mais qui ne répond pas aux intérêts généraux !!!
 
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